Chapi Chapo & Les Petites Musiques de Pluie
(Chapimusic)
date de parution : Avril 2009

     une chronique de Poss publiée le 13 avril 2009     

chuchumuchu_chapichapo_petitesmusiquesdepluie Il est parfois des rencontres Ă©tonnantes voire surrĂ©alistes… Aussi quand Chapi Chapo & Les Petites Musiques de Pluie m’ont contactĂ© pour me dire qu’ils sortaient un album intitulĂ© Chuchumuchu, forcĂ©ment ça m’a titillĂ©… Je sais bien qu’une partie du nom de notre webzine tire son essence de la langue bretonne, mot dĂ©couvert Ă©trangement au dĂ©tour d’une aire d’autoroute entre Rennes et Avranches, mais lĂ  forcĂ©ment ça interroge, et ça force le respect quand l’interlocuteur apparait lui bien plus breton que soi. Le mail venait du FinistĂšre… Diantre! Et le CD aussi. Diable!!

C’est donc un beau digipack de 17 titres qui nous est arrivĂ© aprĂšs quelques centaines de kilomĂštres de parcours. Tout de Toy Music composĂ©, agrĂ©mentĂ© d’un bien joli livret oĂč les instruments pour enfants (mĂ©lodicas, cubes musicaux, pistolets Ă  bouchon, boĂźte Ă  meuh… mais finalement qui s’en sert le plus ? eux ou les adultes qui les leur ont offert ?) s’exposent esthĂ©tiquement et langoureusement sur fond de rivages et campagnes bretonnes (jolies les photos, Chapi, respect !).

Un peu Ă  la façon des films de Miyazaki la musique qui se dĂ©roule tout au long de l’album n’est pas spĂ©cifiquement faite pour les enfants mais plutĂŽt pour les adultes qui n’ont – peut-ĂȘtre – pas oubliĂ© l’enfant qui est en eux (Buzhug). En allant plus loin certains morceaux ne dĂ©fraieraient pas Ă  aller cĂŽtoyer certaines productions hollywoodiennes pour films d’heroĂŻc-fantasy, chants inclus (I’d Like To Read In Peace). Ajoutez Ă  cela le fait que des noms reconnus du genre tels que Christophe Petchanatz de Klimperei (HĂ©! HĂ©! HĂ©!), ou, en plus expĂ©rimental, Sok de The Ex (entre autres), ont participĂ© Ă  la production et vous obtenez un savoureux mĂ©lange mi-joyeux, mi-mĂ©lancolique sur fond de manĂšge dissonnant aux accents expĂ©rimentalement nostalgiques (rien que ça!).

A Ă©couter un jour de fort vent d’ouest sur la façade Atlantique ou Ă  l’abri du coin d’une cheminĂ©e dans les monts d’ArrĂ©e… le mĂȘme jour…

     une chronique de Poss publiée le 18 mars 2009     

De la musique allemande aux accents norvĂ©giens avec Erlend Oye, de la musique malienne Ă  la distortion naturelle, un retour de 10 ans en arriĂšre et plus auprĂšs de la musique Ă©thiopienne, du bon vieux rock’n'roll de 2005, du rock plus rĂ©cent de 2008, de l’Ă©lectro-rock, la sortie d’un Jackson Five sans Michael et malgrĂ© tout unreleased, de l’Air cuisinĂ© au Moog, du punk comme on l’aime, du dub et encore du Moog, des guitares dĂ©goulinantes de miel, du jazz de mes un an…

free music

Tracklisting (avec liens vers les sites de chaque artiste/groupe) :

  1. The Whitest Boy Alive : Intentions, sur Rules (2009)
  2. Lansiné Kouyaté : Bamanan Don, sur Kangaba (2008)
  3. Bahta GĂšbrĂš-HeywĂšt : EwnĂšt YĂšt Lagegnesh, sur Ethiopiques Vol. 1 : Golden Years of Modern Music (1998)
  4. The Raveonettes : Love in a Trashcan, sur Pretty in Black (2005)
  5. The Kills : Cheap and Cheerful, sur Kitsuné Tabloid Mixed by Digitalism (2008)
  6. Steeple Remove : MagnétosphÚre, sur Electro Suite (2008)
  7. David Ruffin : I Want You Back, sur The Unreleased Album (2007)
  8. Air : Kelly Watch the Stars (Moog Cook Book Remix), sur All I Need (2004)
  9. Gang of Four : Damaged Goods, sur Entertainment (1979, réédition 2005)
  10. Supersoul : Krsnaloka, sur 40 Acres and a Moog (2003)
  11. The Jesus & Mary Chain : Just Like Honey, sur Psycho Candy (1985)
  12. Eberhard Weber : Evening With Vincent Van Ritz, sur The Colours of Chloë (1973)

     une chronique de Poss publiée le 8 mars 2009     

Je suis tombĂ© un peu par hasard sur une excellente vidĂ©o de Lasse Gjertsen, Ă©tudiant norvĂ©gien du Kent Institute of Art & Design, et je me suis dit qu’il fallait partager ça avec vous. Son procĂ©dĂ© d’animation est simple et reproductible par tout un chacun (enfin pour qui sait manier un peu une camera vidĂ©o et un logiciel de montage).

C’est donc tout naturellement que bien d’autres gens hyperactifs (du nom d’une des vidĂ©o de Lasse) de par le monde ont aussi mis en ligne leurs oeuvres sur les plateformes de vidĂ©o en ligne. Lasse n’Ă©tait certainement pas le premier, les autres ne font pas forcĂ©ment tous du plagiat ou du travail inspirĂ© de, mais en tout cas certains mĂ©ritent vraiment un grand bravo pour leurs oeuvres. En voici une sĂ©lection.

Alors vous aussi, chantez My Way note Ă  note, filmez des samples de votre chasse d’eau, tirez la queue du chat pour le faire miauler et envoyez-nous vos productions ! Celles que nous jugerons dignes d’intĂ©rĂȘt seront publiĂ©es pour la postĂ©ritĂ©.

Amateur, par Lasse Gjertsen
(ou, la batterie pour gens bien habillés)


**

Star Wars (John Williams is the man), par Corey Vidal
(ou, j’ai pas d’amis mais je ferai quand mĂȘme une chorale)


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Thriller, par François Macré
(ou, je vaux pas 100 millions de dollars mais je sais chanter Ă  64 voix…)
(…et je cherche un producteur)


**

Beat Soufflé, par James Provan
(ou, comment ma cuisine est devenu un super studio d’enregistrement)


**

Kitchen Rythm Contest, by Ikea
(ou, si Ikea s’y met c’est qu’il y a de la thune Ă  se faire)


**

The Turn Ghost Cluster, by Fredo Viola
(ou, je suis plus connu pour le morceau The Sad Song, mais chez Marmuz c’est celle-lĂ  qu’ils prĂ©fĂšrent)


     une chronique de Perch publiée le 31 dĂ©cembre 2008     

 

Pas d’images, pas de chronique, pas d’envolée lyrique…. juste un petit mot pour des gens bien qui, par la faute à de sales histoires de gros sous, se retrouvent aujourd’hui sur le carreau, presque du jour au lendemain, sans avoir leur mot à dire.

C’est avec stupeur que j’ai appris hier saprès-midi que l’incontournable  librairie BD d’Aix en Provence fermait définitivement ses portes.: passée il y a quelques temps sous l’enseigne "Album", la "Bulle Noire" était en quelques décénies, devenue le rendez-vous incontournable de tout amateur de BD qui se respecte.

C’est en partie grâce à eux, toute l’équipe : Yves, François, Gilles,…. (désolé pour tous les autres que je ne cite pas,… je pense également très fort à eux) que m’est venu cet amour inconditionnel pour la BD. Vous en trouverez des passionnés du 9ème art qui vous guideront, vous conseillerons, voire qui, limite,vous engeulerons quand vous aurez pris la "mauvaise BD" (je pense essentiellement à toi Gilles en disant ça ! lol),…. certes vous en trouverez, … mais pas de cette trempe ! Tous avaient des goût différents, tous avaient leurs avis, et, pour peu que vous ne sachiez pas vraiment ce que vous vouliez en entrant, il était presque inconcevable de ressortir les mains vides,…..

C’est aujourd’hui une page de l’histoire d’Aix qui se tourne,… la dernière page d’un très bon scénario qui s’achève bien tristement.

Je ne sais pas trop quoi dire, si ce n’est peut-être que le fait de ne plus avoir de Librairie BD digne de ce nom sur Aix apparaît bien léger si l’on veut bien considérer que, et je me répète, des gens vraiment bien, se retrouvent au chôm’du, .. et ne le méritent vraiment pas !

Je croise les doigts pour vous tous, et espère de tout coeur que vous retrouverez du taf rapidement. J’encourage tous le lecteurs, chroniqueurs,… occasionnels ou réguliers, à laisser en commentaire un petit mot de soutien à ceux qui ont fait vivre l’âme de la BD sur Aix toutes ces années.

Je vous embrasse tous très fort.

Benoît.

Tigran Hamasyan
(Nocturne Records)

     une chronique de Perthsifleur publiée le 10 novembre 2008     

Quelle douceur de se retrouver au volant de son bolide de marque française, dont la traduction simpliste du nom de modĂšle donnerait un truc du genre « double dĂ©part», Ă  la nuit tombante, sous une pluie battante avec un fond sonore radiophonique couvrant Ă  peine le bruit de la carlingue malmenĂ©e par l’ñge avancĂ© des amortisseurs.

Quel bonheur, cette seconde de luciditĂ© durant laquelle je me suis aperçu de ce qui me rendait si doucement lĂ©ger : le son du piano Ă©mergeant des enceintes corĂ©ennes de mon si beau bolide français. Cette lĂ©gĂšretĂ© s’est soudainement mue en caprice d’impatient. J’ai vite augmentĂ© le volume, me suis demandĂ© depuis combien de temps ce morceau Ă©tait diffusĂ©, qui Ă©tait l’artiste, notĂ© l’heure pour fouiller sur la prog, tout ça en conduisant ce superbe bolide de marque française dont la traduction simpliste du nom de modĂšle donnerait un truc du genre « dĂ©part jumelé ». Quelques secondes plus tard, je me suis enfin dĂ©cidĂ© Ă  profiter de ce titre qui m’avait si dĂ©licatement sorti de ma torpeur.

Tigran Hamasyan a-t-elle dit une fois le morceau terminĂ©. Tigran Hamasyan
 Je fais le malin ici, devant vous, mais j’avoue que sur le coup je n’ai rien retenu. Heureusement, quelques dĂ©tails fournis par la prĂ©sentatrice Ă  la voix si « vaginale » m’ont permis, grĂące Ă  mon talent de Google dĂ©tective, de retrouver le susdit artiste.

Tigran Hamasyan est un jeune pianiste de Jazz nĂ© en 1987 en ArmĂ©nie. Ses talents de pianiste se seraient Ă©veillĂ©s trĂšs tĂŽt chez ce petit prodige dont on nous dit qu’à l’ñge de 3 ans, il chantait tout le rĂ©pertoire des Led Zeppelin, de Deep Purple, des Beatles, de Louis Armstrong, et de Queens en essayant de s’accompagner au piano. Son intĂ©rĂȘt pour le jazz aurait commencĂ© dĂšs l’ñge de 7 ans.

Tout s’enchaĂźne Ă  partir de sa seconde participation au festival de jazz international d’Erevan en 2000 Ă  l’ñge de 13 ans oĂč il rencontre Chick Korea, AvishaĂŻ Cohen, Jeff Ballard, Ari Roland et Stephane Kochoyan qui fera beaucoup pour l’introduire dans la communautĂ© jazz EuropĂ©enne. En 2001, ce dernier l’invite Ă  participer Ă  plusieurs festivals français aux cotĂ©s de Philip et Christophe Le Van. Il y a notamment rencontrĂ© Wayne Shorter, Herbie Hancock, John Mc Laughlin, Joe Zawinul, Danillo Perez, John Patitucci, et a Ă©galement jouĂ© aux cotĂ©s de Pierre Michelot et Daniel Humair.

Depuis, il enchaĂźne les festivals et collectionne les prix internationaux. Son dernier CD, « New Era », a Ă©tĂ© enregistrĂ© Ă  Los Angeles avec Ben Wendel (sax), Francois Moutin (basse), Ari Hoenig (batterie) et Rouben Hairapetyan (duduk, zurna), et distribuĂ© par « Nocturne Records » (Paris).

Son jazz est un jazz plutĂŽt contemporain qui bĂ©nĂ©ficie d’un mĂ©lange d’influences trĂšs diverses parmi lesquelles se trouvent des musiques ArmĂ©niennes, des chants Bulgares, John Coltrane, System of a Down (c’est lui qui le dit) et bien d’autres. Moi, ce qui m’a plu, c’est son piano qui respire le talent.

New Era a des airs de  Songs de Brad Mehldau, notamment la fabuleuse mĂ©lodie du titre Living Paris. Pour le reste, j’y ai entendu le gĂ©nie d’un AvishaĂŻ Cohen, qui sait incorporer Ă  son jazz toute la poĂ©sie et l’exotisme de ses racines.

Voila un p’tit gars qui a dĂ©jĂ  fait pas mal de chemin et qui tiendra, Ă  mon avis, toutes ses promesses. Un p’tit gars Ă  dĂ©couvrir sur son site et sur son myspace. Et surtout, un p’tit gars Ă  suivre de prĂšs.

Iroskin, Pierre-Yves Macé, Mathias Delplanque, Fedaden, La Blatte
(Labtop Session)
date de parution : soirée du 17 octobre 2008

     une chronique de Poss publiée le 20 octobre 2008     

Headphone Session IV

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(cliquez pour agrandir)


     Vendredi soir, les premiers froids humides automnaux pointent le bout de leur nez tandis que nous dirigeons nos pas vers la Maison de Suède dans le quartier Bréquigny de Rennes où nous avons rendez-vous pour une soirée sous casque. Mais non on ne va pas se faire permanenter les cheveux ! Nous allons assister à une expérience sonore plutôt singulière : écouter des concerts sans sono, mais juste avec un casque collé aux oreilles…
     C’est en effet dans le cadre du festival Electroni-k que la Labtop Team a décidé de promener ses spectateurs d’une part dans un quartier périphérique de la ville (le vendredi), et en plein centre (le samedi). Ils n’en sont pas à leur coup d’essai, mais l’événement n’arrivant en moyenne qu’une fois par an il fallait s’inscrire au préalable histoire de ne pas se retrouver à la rue.
     Vers 20h30 notre petit groupe de trois (il y en avait plusieurs de 3 à 6) est emmené par Johan qui se chargera de nous guider dans les méandres des barres H.L.M. du quartier.
     Premier point d’arrêt, le sous-sol de la maison de quartier. Ambiance sombre, un néon dans une autre pièce amène un peu de luminosité, sur la gauche une balancelle invite à la sieste (sonore), tandis que devant nous de multiples casques sont disponibles et qu’Iroskin le maître de cérémonie local nous accueille pour notre premier concert. Vingt petites minutes d’un voyage au odeurs épicées, aux musiques tribales, aux sons exotiques recueillis lors des voyages de l’artiste. Comment je sais ça ? Parce que tout l’intérêt de la manifestation c’est justement d’être peu nombreux et proches de chaque musicien, ce qui permet qu’à la fin de la session une petite discussion peut alors s’engager. Pour ce qui est de rapprocher les artistes du public le pari est plutôt réussi.
     Nous repartons, direction un petit local au pied d’un immeuble où nous attends Pierre-Yves Macé assis à l’intérieur d’un espace bébé au milieu de dinosaures en plastiques et de mini-sièges en skai rouge et bleu. Ambiance ludique et récréative pour une création sonore fouillant dans les archives de la musique, du cinéma, de la radio peut-être même.
    Il est temps d’aller voir le 3° concert qui se situe dans la salle de musculation du quartier. Mathias Delplanque a posé son laptop au milieu des haltères et des poulies, je m’installe dans un siège bardée d’accessoires, de tringles, de poids et dont l’ergonomie n’a pas été pensée pour se prélasser pendant des heures dedans ! Face à moi une photo d’Arnold Schwarzenegger me surveille tandis que Mathias nous amène au coeur de call-centers indiens pour finir sur un set plus orienté techno minimale.
    Le quatrième arrêt nous dépose dans le local utilisé par un club de foot. Nous y rencontrons le toulousain Fedaden qui s’est entouré de multiples coupes de championnat pour la déco. Il nous offrira un set plus rythmique et dancefloor que ses confrères. On lorgnait plutôt du côté de chez Warp.
   La dernière étape de la soirée nous demande un peu plus d’effort puisque nous traversons tout le quartier pour aller dans une salle de jeu (billard, baby-foot, ping-pong et – parait-il, le clavier sur lequel Pascal Obispo aurait fait quelques gammes dans sa jeunesse, non c’est pas vrai? mais si, mais bon on s’en fout!) où nous attend La Blatte qui, tout lumière éteinte, proposera un bootleg électroacoustique d’une grande saveur.
   La soirée se terminera avec un retour à la case départ au bout de 3h.
   L’ensemble fut très agréable de par son concept, la découverte de paysages sonores propres à chaque artiste et le fait de pouvoir échanger avec eux. Par contre le côté expérience des lieux fut plutôt décevante (au contraire certainement de ce que cela peut être en centre ville dans certains appartements (30° étage de la tour Les Horizons par exemple) ou boutiques. Cela n’était pas tant dû aux lieux en eux-même, qui étaient souvent dépouillés, que par le manque de petites touches de décoration ou d’éclairages spécifiques (à moins que la soirée était orientée sous la thématique du néon ?).

   A retenter donc, mais dans des lieux plus chaleureux !

     une chronique de Poss publiée le 27 septembre 2008     

Quelques petits morceaux pour finir joliment le mois et attaquer tranquilou les mois d’hiver Ă  venir. Petit retour en arriĂšre notamment avec Die Fantastischen Vier qui vont nous prolonger paisiblement l’Ă©tĂ©.

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Tracklisting (avec liens vers les sites de chaque artiste/groupe) :

  1. Rubin Steiner : Another Record Story, sur Weird Hits, Two Covers And A Love Song (2008)
  2. Beck : Chemtrail, sur Modern Guilt (2008)
  3. Fujiya & Miyagi : Photocopier, sur Transparent Things (2007)
  4. Ratatat : Mirando, sur LP3 (2008)
  5. Hot Chip : Tchaparian, sur The Warning (2006)
  6. Fujiya & Miyagi : Ankle Injuries, sur Transparent Things (2007)
  7. Tribeqa : A.D., sur Tribeqa (2008)
  8. Die Fantastischen Vier : Tag Am Meer, sur Die 4. Dimension (1993)
  9. The Fifth Dimension : Let The Sunshine In, sur Up, Up And Away (1967)
Kevin Drumm
(Mego / Ici d'Ailleurs)
date de parution : mai 2002
site web : http://mego.at

     une chronique de Poss publiée le 23 juillet 2008     

Si les dancefloors tropéziens sont trop moîtes pour vous et que le méringué du Camping des Moules n’est pas votre tasse de thé, peut-être serait-il temps de se replonger au printemps 2002…

     Cette année là, le père Kevin revenait sur le devant de la scène avec un album au son puissant et turbo-propulsé.
D’ailleurs, au cas où on en douterait et que l’on oserait mettre ce disque en musique de fond pendant qu’on fait la cuisine, les gens de chez Mego nous le rappellent bien gentiment : «Ce Cd a été masterisé à des niveaux extrêmes et nécessite une écoute de nature similaire».

     Bon allez, on a été prévénu. Vas-y Denis mets moi donc tout le bazar à fond.

free music

     Les 3 minutes 30 du premier morceau (Turning Point) sont juste là pour se mettre en bouche. Une lourde nappe électro-acoustique, surmontée d’un clipetis-chlipetas grinçouillant pose l’ambiance générale. Un tournant juste pour se décrasser les oreilles des sons du quotidien et se préparer à de l’inhabituel et surprenant. La courte montée de fin se terminant dans un mur de saturation ne fait qu’accentuer l’effet.

     Le noeud central de cet album se trouve sur les deux morceaux fleuves suivant. Hitting the Pavement (20 mn) est un lit de drones puissamment électrifiés, saturés, distordus qui s’enroule infiniment autour de notre champ stéréo. La montée est progressive et semble s’autoalimenter de façon éternelle. Puisant à chaque nouveau cycle une nouvelle forme sonore qui apporte à son tour son lot de matière granuleuse. L’impression de flotter dans un liquide magmatique bruyant est imparable. Cependant, le bien-être que l’on peut ressentir parfois en se laissant bercer dans les nappes ronronnantes est savamment et périodiquement anéanti par de longs hurlements stridents, pointant au coeur de certains centres moteurs de la psycho-acoustique humaine.

     The Inferno (25 mn) apporte alors son ensemble de joyeuseté avec plus de puissance encore, mais aussi avec plus de diversité. Les sons se mélangent entre électronique, électrique, bruits du quotidien, porteuses hertziennes, bruits blancs, bruits roses. Une quasi structure musicale (mais ni mélodique, ni harmonique, ni rythmique) parvient à se dégager de cette masse en surcomposition. Si les premières secondes paraissent apporter un peu plus de calme en rapport avec le morceau précédent ce n’est que le passage obligé avant l’enfer qui attend l’auditeur durant les 24 minutes suivantes.
On sort alors de ces deux morceaux éreinté, aussi exténué qu’après un long effort physique, mais avec l’agréable sensation d’avoir vécu une expérience sonore rare et difficilement oubliable.

     Cloudy, le dernier morceau, dénote tellement par son calme, son spectre sonore si réduit et son absence d’empilage acoustique qu’il fait penser à de la musique de relaxation que l’on met à la fin d’un cours de yoga avant de redescendre sur terre parmi les autres.
Ne le négligez pas ! Il vous sera indispensable pour conserver une santé mentale post-Kevin Drumm aussi intacte que celle que vous aviez laissé en entrant.

Tetine vs. Sophie Calle
(Sulphur Records (MELDCD004))
date de parution : 2002

     une chronique de Poss publiée le 23 juillet 2008     

Oeuvre à la croisée de la vidéo, du son, de la samba électronique, du Brésil, des États-Unis et de la France.
     Oeuvre narrative et musicale, les 12 morceaux sont retravaillés par Bruno Verner et Eliete Mejorado à partir d’extraits des films Double Blind (aussi connu sous le titre No Sex Last Night) de Sophie Calle. Ce dernier est autobiographique, comme la plupart des oeuvres écrites, photographiques et cinématographiques de l’artiste. L’histoire de sa relation avec Greg Shepard, leur relation, un voyage au coeur des Etats-Unis, séparation et divorce.
     L’apport musical du duo de Tetine donne aux quelques extraits narratifs ou de dialogues une force et une sentimentalité étonnantes. D’une très belle justesse. D’une juste finesse. L’album prend vraiment une dimension de document sonore où les instants clés du film sont saisis, montrés puis étendus en des plages musicales qui décortiquent la scène et la font apparaître à nu. On a alors le temps d’intérioriser le moment exact pris dans la vie de Sophie Calle pour se l’approprier et en construire soi-même une propre histoire qui, partant de l’individu précis qu’est l’artiste, peut s’étendre à chacun d’entre nous. En douceur, sans violation intime, loin de tous les reality-show actuels qui essaient de nous faire croire à une démarche identique sans même parvenir au-dessous de la cheville de cette superbe création collective.

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Ce disque était sorti en 2002 et semble aujourd’hui introuvable autrement qu’en occasion, Sulphur Records ayant apparemment plié boutique, mais on peut retrouver Tetine sur MySpace. J’en profite donc pour vous en laisser apprécier l’écoute accompagnée ci-dessous d’un court extrait vidéo du film de Sophie Calle glané sur YouTube (qualité médiocre)


     une chronique de christophe publiée le 4 juillet 2008     

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     une chronique de Poss publiée le 2 juillet 2008     

     Ce mois-ci je voulais faire une playlist un peu plus fourni que ça et pis bon Juin n’ayant que 30 jours et les jours racourcissant dès le 22 finalement on se retrouve quasiment avec un demi-mois pour tout faire…

Bref, voici donc un peu de musique (mais pas trop) juste avant de commencer vraiment l’été!

free music
Tracklisting (avec liens vers les sites de chaque artiste/groupe) :

  1. The Ting Tings : Great DJ, sur We Started Nothing (2008)
  2. Ellen Alien & Appart : Jet, sur Orchestra of Bubbles (2006)
  3. Metro Area : Caught Up, sur Metro Area (2002)
  4. Broken Social Scene : 7/4 (Shoreline), sur Broken Social Scene (2005)
  5. Strings Of Consciousness : Forest of Spades, sur Fantomastique Acoustica (2008)
  6. Easy Star All-Stars : Karma Police, sur Radiodread (2006)
  7. Portishead : We Carry On, sur Third (2008)
  8. Cliff Martinez : Wear Your Seat Belt, sur Solaris Soundtrack (2002)
Strings Of Consciousness
(The S.O.C. is : Philippe Petit, Hervé Vincenti, Andy Diagram, Stefano Tedesco, Alison Chesley, Perceval Bellone, Hugh Hopper, Pierre Fenichel, Lenka Zupkova, Karim Tobbi, Nicolas Dick, Raphaelle Rinaudo / Producteur : Stilll / Off)
date de parution : Juin 2008

     une chronique de Poss publiée le 22 juin 2008     

     Lors de mon dernier passage à Marseille il y a quelques semaines, Philippe – un des co-fondateurs du groupe et dirigeant du label BiP-HOp – m’a permis d’avoir en main la dernière mouture de leurs productions multi-talents. Pour les nouveaux venus dans leur monde de cordes, guitares, laptops, trompette, vibraphone et autres bols tibétains il faut effectivement savoir que près de 15 personnes interviennent dans ces oeuvres collectives dont l’ampleur de leur géométrie humaine n’a d’égale que l’envergure de leur champ d’action sonore et musical.

     Si le premier instant du premier morceau («Mossgarden») laisse penser que l’on entre dans un moment d’accordage du groupe, la seconde qui suit ne laisse aucun doute quant à la réflexion, la mise en place, l’écriture et en même temps le sens de l’improvisation mutuel qui anime les Strings of Consciousness.

     Les trois autres morceaux de l’album sont de cet envergure là. Oscillant entre musique de film, moment d’ambiances émotionnelles et expérimentation sonores. On laisse la fin de «Forest of Spades» comme on aurait abandonné un des plus grands morceaux de Tortoise pour pénétrer dans l’intimité éthérée de «Fantomatique Alaska» dont le saxophone semble planer au-dessus des steppes glacées porté par une ample nappe d’electronica. Le voyage électro-acoustique s’achevant sur «Crest & Watershed», merveilleusement porté par l’ineffable trompette d’Andy diagram, une contre-basse puissante, la légèreté unique d’une vibraphone cristallinement aérien et une guitare aux accents de films noirs à la limite du lynchien.

     Ensuite, du cinquième au 13° morceau, les S.O.C. on laissé la place aux talents de remixeurs de divers artistes évoluant de façon plus ou moins proche dans la même bulle qu’eux : Rothko, Mira Calix, Kammerflimmer Kollektief, Gamial Trio, Leaffcutter John, Scanner, Marsen Jules, Sutekh, Si-cut.db.
     Un prolongement tout en finesse d’interprétation de leurs oeuvres déjà issus de la recherche et de l’improvisation. La boucle est bouclée.

L’album sera aussi accompagné de deux vidéos. «Asphodel», composition de S.O.C. et Foetus mise en image par Anne Sulikowski et un remix de Scanner «Seville Fade rmx» cinématiquement illustré par Oxygen.

Ci-dessous un petit avant-goût sonore, qui je l’espère vous donnera l’envie d’aller visiter le site du groupe, découvrir toutes leurs oeuvres et les voir en concert si par chance ils passent près de chez vous.

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     une chronique de clochette publiée le 5 juin 2008     

free music

En attendant de revoir (peut ĂȘtre un jour??) le soleil, voici une petite playlist pour vous rĂ©chauffer les oreilles… C’est donc un mĂ©lange de nouvelles (de quelques mois) et vieilles et mĂȘme trĂšs vieilles mĂ©lodies….

Nina Simone : Lilac Wine (Verve Remixed 3)
The Bird and the Bee : Again and again ( The Bird and the Bee)
Alela Diane : The Rifle (The Pirate’s Gospel)
Anja Garbarek : The last trick (Briefly Shaking)
Architecture in Helsinki : Lazy (Place like this)
Wax Tailor : Que sera (Tales of the forgotten melodies)
Janis Joplin : Summertime (Live at Roseland)
Bat for Lashes : What’s a girl to Do (Fur and Gold)
Patrick Watson : Close to Paradise (Close to Paradise)

Ă  vous de voir.

Sigur RĂłs
(EMI Records)
date de parution : 23 juin 2008

     une chronique de Poss publiée le 30 mai 2008     

// info de dernière minute : l’intégralité de l’album est écoutable gratuitement et en streaming sur le site du groupe //

     Les sympathiques amis islandais de Sigur Rós sont en pleine préparation de la sortie de leur futur album Með suð í eyrum við spilum endalaust. Album qui sortira dès le 23 juin prochain.

    Au passage, quelques lignes sur la traduction et signification de Gobbledigook (ou Gobbledygook). Il s’agit d’un mot que l’on retrouverait 1 fois sur 10 millions dans la langue anglaise (oui c’est peu…) et désignerait, au choix:

  • une balliverne, une billevesée, du charabia
  • un son qui ressemblerait à une langue mais qui n’aurait pas de sens réel
  • un texte crypté et incompréhensible.

Connaissant ce cher Jónsi (de son petit nom), j’opterais pour un savant mélange des 2° et 3° propositions !

Alors que le titre de l’album est lui tout ce qu’il y a de plus compréhensible (je vous le retranscris littéralement depuis leur traduction anglaise) : Avec un bourdonnement dans nos oreilles nous jouons sans fin… Vous voyez le genre…

     Donc, pour l’occasion, et pour ceux qui ne sont pas encore au courant, ils ont réalisé un clip disponible sur leur site, où on les voit tous courir à poil avec leurs amis dans la nature (islandaise je présume) au son d’une batterie tribale et de guitares plus qu’acoustiques. La voix si particulière de Jón Þór Birgisso restant le dénominateur commun.
     Ils nous offrent en plus en exclusivité (et en échange d’une simple adresse e-mail), le titre complet en mp3  et en 320 Kbps. La classe (islandaise) comme d’hab quoi !
    Si tout ça vous donne envie d’aller les voir : ils passent le 15 août à La Route du Rock.

    Comme je sais que certains auront la flemme d’aller télécharger tout ça, un petit extrait photo-musical ci-dessous


dEUS
(Dave McCracken)
date de parution : 18/04/2008
site web : http://deus.be

     une chronique de christophe publiée le 23 mai 2008     

Pour faire court : ce nouvel album de dEUS est une tuerie, une de plus dans la discographie d’un groupe rare (un album tous les 4 ans en moyenne) mais précieux.

Le groupe d’Anvers dirigé par le charismatique Tom Barman possède un talent unique, celui de mêler expérimentation et mélodies imparables sans jamais tomber dans la facilité. En cela, ils sont probablement la meilleure réponse à Radiohead venue de ce côté-ci de la Manche, avec un côté urbain et industriel bien spécifique à l’Europe du Nord (Kraftwerk, vous vous souvenez ?).

"Vantage Point" est plus accessible que "Pocket Revolution", qui frappait déjà un grand coup. Même si "Instant Street" (sur "The Ideal Crash", sorti en 1999) reste leur plus gros tube à ce jour, on trouve ici largement de quoi satisfaire notre tête et nos jambes ("The Architect", premier single construit comme un mille-feuilles binaire, en est un exemple probant).

 

     une chronique de christophe publiée le 19 mai 2008     

Allez, en vrac :

- Portishead "Third"
- Barbara Carlotti "L’idéal"
- Alain Bashung "Bleu Pétrole"
- Arman Méliès "Casino"
- Metallica "St. Anger"
- Nada Surf "Lucky"
- Arnaud Cathrine & Florent Marchet "Frère Animal"
- Nicolas Ghetti "Métrosexuel"
- Coldplay "Violet Hill"
- Guided by Voices "Under the Bushes Under the Stars"
- The National "Boxer"
- Kanye West "Graduation"

Promis, la prochaine fois, je le fais sur Deezer

Portishead
(Island)
date de parution : 28 avril 2008

     une chronique de christophe publiée le 15 mai 2008     

C’est à l’automne 1994 que la musique de Portishead a débarqué, sur la pointe des pieds, sans crier gare, avec "Dummy". Geoff Barrow, le génial artisan de ce duo à géométrie variable, qui avait officié comme percolateur humain chez Massive Attack, nous faisait alors découvrir une musique qui ne ressemblait à rien de connu, mais qui sonnait comme étrangement familière : il pouvait s’agir de BO destructurées, mixées dans d’improbables gloubiboulgas soniques, ou de blues primitifs fracassés, comme passés à la tronçonneuse et portés par une voix plaintive mais prodigieusement attachante, celle de Beth Gibbons.

C’est un peu plus tard que l’on apprit que Geoff Barrow poussait le vice jusqu’à graver des vinyles de ses propres samples, afin de créer un son tellurique et entêtant, terriblement humain et distant à la fois.

Lorsque leur second effort "Portishead" parut en 1997, ce fut une bonne nouvelle : non,  Portishead n’était pas un groupe éphémère, dont l’inspiration aurait été épuisée dès le premier album.  La bande de Bristol dévoilait alors une facette plus soul, plus rugueuse, et plus sombre aussi.  Mais ce disque totalement maîtrisé avait un côté un peu antipathique, qui ne donnait pas envie d’y revenir tous les jours.  Et puis, avouons-le, il lui manquait un véritable sommet, un "Sour Times" ou un "Glory Box" qui avaient fait de "Dummy" un classique instantané.

Il a donc fallu attendre 2008 pour voir apparaître un nouvel opus, simplement intitulé "Third".  Référence à Soft Machine ou non,  tout laissait craindre que Portishead, après 11 ans d’inactivité et la fin de la vogue trip-hop, n’aient rien d’intéressant à proposer. Il n’en est rien : ici, c’est bien à une véritable aventure sonore que l’on assiste, pleine de virages bruitistes, d’escalades soniques, de chant au bord de l’abîme. La guitare d’Adrian Utley (entendue notamment sur le "Fantaisie Militaire" de Bashung) est plus inventive que jamais, ne serait-ce que sur le fabuleux morceau d’ouverture "Silence". Nouveauté chez Portishead, un court intermède folk, "Deep Water" se trouve placé en milieu d’album, probablement pour mieux le laisser respirer, surtout avant l’incroyable "Machine Gun", où l’on croit apercevoir l’ombre du génial Scott Walker de "Tilt". Une vraie bande son de troisième millénaire, à la fois désespérée et remplie d’une incroyable énergie, faite pour durer.

wax tailor
(Tales Of The Forgotten Melodies)
date de parution : 2005
écouter/voir : -1-

     une chronique de clochette publiée le 6 avril 2008     


Comme c’est le cas avec de bonnes BO….. je suis sortie du film "Paris" de Cédric Klapish en me demandant d’où venait cette reprise de "que sera sera" qui m’avait beaucoup plu.

Me voici donc partie à la recherche des albums de Wax Tailor puisque c’est lui qui en était l’auteur. Je tombe ainsi sur "Tales of the forgotten melodies" un album sorti en 2005 dont ce fameux titre que j’avais dans la tête était tiré.

Cet album fait un peu penser à certains morceaux des Troublemakers, dans le sens qu’il crée un univers quelque part entre la musique et le cinéma (également teinté de hip-hop). Bref, vous l’aurez compris chères et chers, que j’ai beaucoup aimé cet album avec un coup de coeur particulier pour "Que sera" et "Our dance" magnifique morceau que vous pouvez retrouver dans la playlist de Poss sur ce même site.

Clochette

Radiohead
(XL Recordings)
date de parution : Avril 2008

     une chronique de Poss publiée le 4 avril 2008     

     Les joyeux compères de Radiohead ont sorti, cette semaine, un nouveau single intitulé "Nude" issu de leur dernier album In Rainbows.
     Pour fêter ça, comme ce sont de gais-lurons, ils proposent à tout un chacun de télécharger les pistes séparées du morceau : la basse d’un côté, la batterie de l’autre, les guitares, la voix. Voilà donc une drôle d’idée me direz-vous. Sauf que le but est, pour les ingénieurs du son en herbe que vous êtes, de mélanger tout ça expresso pour en ressortir un remix-qui-tue-sa-mémé (pour ceux qui se reconnaîtront).
     Ceci fait vous pourrez le mettre à disposition sur le site des nos facétieux drilles en espérant que le public conquis vote des millions de fois pour vous et qu’un fin producteur (voire Thom himself pourquoi pas ?!) vous repère et vous fasse signer le contrat le plus juteux de votre vie.
     En attendant cet instant de gloire tout proche, il vous faudra toutefois passer sur l’incontournable iTunes pour récupérer les pistes, moyennant finances… eh oui, chers amis la célébrité à un coût, alors autant commencer le plus tôt possible.
     Si vous êtes pauvre, radin ou que vous luttez obstinément contre ce monde mercantile qui perd tout sens des valeurs morales, vous pourrez toujours vous rabattre sur la simple écoute des morceaux de ceux qui sont riches, généreux et se sentent à l’aise dans le flot du CAC40 et du Nasdaq et qui n’ont pas hésité une seconde à débourser les 5.94€ (sic) pour connaître le 1/4h de gloire tant prédit par mister Warhol.

     une chronique de Poss publiée le 2 mars 2008     

Avec le plein hiver, le froid et la pluie vient le temps de la floraison des playlistes sur Marmuz.
J’ouvre donc le bal (disco, électro, rock, expérimental…) avec cette première sélection rassemblant nouveautés brûlantes (ouille! ) et antiquités supra-chaudes.

Le tout à déguster avec un bon chocolat-tequila au coin du feu tout en restant à proximité d’un bon subwoofer !

free music


Tracklisting (avec liens vers les sites de chaque artiste/groupe) :

  1. LCD Sound System : Time to get away, sur Sound of Silver (2007)
  2. Prinzhorn Dance School : Black Bunker, sur Prinzhorn Dance School (2007)
  3. Burial : Archangel, sur Untrue (2007)
  4. Calvin Harris : Merrymaking at my place, sur I Created Disco (2007)
  5. David Fenech : Friday market reggae, sur Polochon Battle (2008)
  6. Cornelius : Breezin’, sur Sensuous (2007)
  7. Wax Tailor : Our Dance, sur Tales of the Forgotten Melodies (2006)
  8. Joy Division : She’s lost control, sur Unknown Pleasures (1979)
  9. CSS : Alala, sur Cansei de Ser Sexy (2006)
  10. Kinobe : Slip into something more comfortable, sur Man Ray (2001 – compilation)
  11. Amon Tobin : The lighthouse, sur Chaos Theory (2005)
  12. La Pieuvre : Ellipse (partie I), sur Ellipse (2007)

(note : merci à Loup Blessé pour ce petit plugin permettant d’afficher facilement une playlit Deezer)

     une chronique de jo publiée le 16 fĂ©vrier 2008     

Bonjour, bonjour,
bon ça fait un chti moment que je devais mettre mes pattes dans Marmuz et je m’y colle maintenant !
Alors enchanté, marmuziennes, marmuziens, moi c’est Jo, Auvergnat exilé en Bretagne :)

De quoi qui cause ??

Je voulais parler d’un site, qui je pense, en intéressera plus d’un (au moins ceux qui ne le connaissent pas !) .
Si vous aimez les live, vous trouverez votre bonheur sur ce site : http://www.fabchannel.com/

Et pourquoi c’est bien fabchannel ??

Ben déjà c’est gratuit, en plus c’est très bien pensé.
On peut se créer un compte et se faire des playlists. Evidemment on peut partager tout ça, publier ses playlists sur son blog.
Mais surtout, c’est super bien foutu, les lives sont découpés de telle sorte que l’on peut passer d’une chanson à une autre ET la qualité est super bonne.

Qu’est ce que t’as vu de bien ?

Alors bien sûr tout n’est pas parfait, c’est orienté pas mal rock encore, j’ai pas vu grand chose en électro par exemple.
Mais je ne peux que vous conseiller d’aller voir un live de Frank Black (El Trionnario si tu me lis !), d’aller mater les Sunday Drivers, Marcus Miller sans oublier Arcade Fire.

Après à vous de découvrir, ça évolue.

Bref à connaître !

The DĂž
(Cinq 7 / Wagram Music)
date de parution : 15/01/2008

     une chronique de christophe publiée le 30 janvier 2008     

C’est le genre d’album que l’on ne croyait plus possible : frais, spontané, inventif, et qui réalise la prouesse de rester mélodique de bout en bout.  La laponne Olivia et le parisien Dan oeuvrent ici en parfaite symbiose pour nous enchanter en ce début d’année 2008. Si "Over my shoulders" a toutes les apparences du hit qui tue, il n’est ici qu’un grand moments parmi d’autres, dans un album qui n’en finit pas de révéler ses richesses au fil des écoutes.  

Avec une voix haut perchée qui semble née pour atteindre des atmosphères raréfiées, Olivia, telle une funambule, parvient à maintenir un équilibre précaire sur des mélodies qui semblent sortir d’une boîte à musique. Il y a du Dionysos dans cet univers musical, avec un minimalisme (parfois teinté de maniérisme, mais qu’importe) qui rappelle PJ Harvey ou les Young Marble Giants.

Un vrai disque de mois de janvier, qui tombe à point nommé en ces temps troublés et qui nous tiendra compagnie tout au long de l’année.

date de parution : 2008

     une chronique de Tagubu publiée le 26 janvier 2008     

Sound Massages

Certains pour se relaxer se prennent une petite bière. D’autres se tapent 10 épisodes de leur série américaine préférée. D’autres encore se font tripoter les doigts de pieds allongés sur un tatami en écoutant de la musique en vente chez Nature et Découvertes.

Eh bien voici une nouvelle méthode que Marmuz a expérimentée pour vous. Extraordinaire, révolutionnaire, garantie sans microbe ni OGM, free of tout. Il s’agit des MASSAGES SONORES: http://soundmassage.free.fr

 Un (ou une) « massage-sonore-thérapiste » (devant le progrès, la langue a du mal à suivre) se tient devant ou derrière vous (à votre convenance) et vous fait des trucs sonores pas possibles : des scrounchs, des ffffffffffffffff, des shshshshshshs, des crcriecirciric, et plus si affinités, tout ça avec des ustensiles de tous les jours.

 
Finis les mp3 destructeurs, les sex-toys irritants (on t’avait pas dans les oreilles) : soignez vos tympans, ça peut toujours servir.

 Let’s try

Panda Bear
(Pzw)
date de parution : 2004

     une chronique de Tagubu publiée le 13 janvier 2008     

Panda Bear, c’est un de ces animaux sauvages de Animal Collective (groupe américain post-rock moderne, à voir et écouter car notre monde va mal : c’est un peu plus couillu que Carla Bruni). Autant Animal Collective c’est du brutal (intello quand même) autant Panda Bear se la coule douce. Une sorte de monde parallèle dans lequel il se plonge pour oublier les rocailles de ses acolytes du zoo. Ici, musique d’ambiance, d’appartement, d’ascenseur. Style dangereux, car souvent soporifique. Notre gros Panda ne tombe pas dans le panneau, et de sa voix de jeune ado pas fini, il chantonne de douces complaintes. Un peu à la façon des musiques de Vincent Gallo (acteur efficace de Arizona Dream, réalisateur génial de Buffalo-66, musicien correct). On écoute sans écouter, on entend tout en faisant attention. Un  drôle de mélange d’intérêt et de désinvolture, on pense à autre chose puis soudain une mélodie, un son nous raccorde à notre écoute. Un peu comme ces moments de faux sommeil, d’état second voire tertiaire pour les lendemains de fête.

Je vous souhaite une bonne sieste musicale.

PS : Panda vient de sortir un album en 2007 qui vaut le détour, davantage tourné vers la chanson bitcheboillienne.

Prinzhorn Dance School
(DFA Records)
date de parution : 2007

     une chronique de Poss publiée le 15 dĂ©cembre 2007     

     Il est des moments où le minimal est de mise, où il est indispensable, où il se doit de refléter l’intensité de la vie de la société.
     Il est de ces moments où Tobin et Suzi ont su prendre le parti de dire toute leur révolte, toute leur haine mais aussi toute leur appréciation – à leur façon – de la société d’aujourd’hui. Sans fioritures, sans besoins d’artifices et de circonvolutions harmoniques. Juste avec trois bouts de notes de basses, un demi-riff de guitare et quelques motifs rythmiques simples mais diablement efficaces.
     Juste pour essayer de savoir à quel point chacun connait son voisin (son frère ? son Butcher ?). Juste pour essayer de savoir à quel point chacun est prêt à parler avec le voisin, l’étranger (Don’t talk to strangers). Juste pour essayer de comprendre à quel point le monde actuel nous dévore et nous respire au point que l’on ne puisse plus respirer (You are the space invader). Juste pour essayer de comprendre comment chacun ne fait plus que vivre et dormir et vivre et dormir et… (Eat, sleep).
     Et juste pour voir comment tout ce modernisme arrive à nous endormir, à nous enficher, au point d’oublier les vacances, le repos, le besoin de calme et de quiétude dont chacun a besoin mais dont chacun est prié d’oublier l’existence puisque la société demande effort, conscience et disponibilité permanente… jusqu’à l’homme qui est dans son jardin (spaceman in your garden) et à qui l’on demande d’aller jusqu’à Saturne (pour le bien-être de l’humanité ?) sans avoir le temps de faire ses bagages, ou de dire adieu à sa famille…

Vivement que les Prinzhorn passent en concert en France pour éveiller les consciences.

Feist
écouter/voir : -1-

     une chronique de clochette publiée le 13 novembre 2007     


Je connaissais déjà Feist par son précédent album et je dois avouer que je n’avais vraiment pas été séduite…

Du coup quand une amie me l’a passée en boucle sur le lecteur CD de sa twingo bleu EDF (E… si tu te reconnais!!!)… ce n’était pas l’enthousiasme délirant…. Et pourtant ce nouvel album est vraiment un petit bijou.. Autant je peux être fan de la pop mélancolique, autant j’adore les albums qui vous font sourire de bonheur. L’album de Feist est de ceux là, lumineux, avec des passages speedes qui vous mettent la frite pour la journée et des passages plus lents, plus mélancoliques… simplement beaux.
Allez un peu de chauvinisme, cet album est lumineux comme une belle journée de Septembre dans le Sud-Est de la France!

Clochette

Radiohead
date de parution : 10 Octobre 2007
écouter/voir : -1-

     une chronique de clochette publiée le 24 octobre 2007     

Après quelques années d’attente…………. ça y est, le nouveau Radiohead est enfin arrivé!!

Comme à chaque fois, comme toute bonne Radiohead addict, les minutes qui précèdent la première écoute sont teintées d’angoisse… (oui oui Angoisse, le mot n’est pas trop fort!!!) l’éternelle question revient: ce nouvel Opus va-t-il être à la hauteur des autres???????????????
Me voilà donc, fébrile, en train de télécharger (légalement of course) "In Rainbows". Et c’est parti………. pour le paradis….
Par ci, par là, j’ai pu lire qu’on comparait "in Rainbows" à "Ok Computer"…. J’avoue que je ne comprends pas trop pourquoi mais de toute façon je ne m’aventurerais pas à faire des comparaisons avec les autres albums. Je me contenterai de dire que j’ai adoré (et j’adore toujours!!) In Rainbows bien que je l’ai trouvé moins déstabilisant que les précédents albums (ou alors je m’habitue).
Un coup de coeur particulier pour 15 Step et Weird Fishes Arpeggi…..et puis Nude et Reckoner aussi!!

Comment le trouver me direz vous?!!!! (au cas où, vous auriez été en exil sur la planète Mars!!) rien de plus simple : vous allez sur le site de Radiohead, vous payez la somme que vous voulez (au minimum les taxes) et vous le téléchargez…. pour une fois, ce serait dommage de le récupérer autrement.
Sinon, un Cd sortira en 2008…….

Bon Paradis

Clochette

Ah oui: message personnel pour Thom Yorke: Thom!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Je T’aime!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Bat for lashes
écouter/voir : -1- -2-

     une chronique de clochette publiée le 24 octobre 2007     

Bat for lashes,

une demoiselle à la voix de Björk (la ressemblance est frappante) vous emmène dans un monde féérique. Conquis par l’album (acheté l’album il y a quelque semaines, et toujours pas chroniqué!!!), j’ai couru au concert dés que j’ai su qu’il y avait une date à Rennes (et oui c’est hyper tendance la Bretagne)!!
Le concert commence comme un conte de fée par un "Once Upon a Time", et la féérie se prolonge tout le concert. Ce groupe de filles là, a un univers très particulier peuplé de chimères et d’instruments parfois étranges (comme un bâton à la tête de grand-père).
Bref c’est aussi bien en concert que sur l’album!!!!!……………….. Et l’album est vraiment génial!!

Clochette (fée à ses heures, mais qui chante nettement moins bien)

 

Concepteurs : Daniel Marhely et Jonathan Benassaya
date de parution : 2006

     une chronique de Poss publiée le 17 octobre 2007     

   Dans la série "Pandora est mort pour nous pauvres petits français que va-t-on devenir maintenant?" (cf. article précédent), il existe un certain nombre d’alternatives plus ou moins proches techniquement de ce qui m’avait tant plus outre-atlantique. Comme cependant rien ne m’a vraiment enchanté jusque là (LastFm et consorts) je continue ma noble quête.
   C’est donc par hasard que j’ai découvert Deezer : Mon fournisseur d’accès Free ayant fait tout un foin dernièrement à propos de ce site pour tenter de contrer, malhabilement, l’offre de musique gratuite et illimité proposée par NeufCegetel.

   Pour une fois je vais faire court et vous donner les points majeurs de ce système (qui peuvent être amenés à évoluer dans le temps) :

   / Côté Plus /

- gratuit (il suffit juste de s’inscrire bien entendu pour être reconnu)
- écoute en ligne en continu (musique à la demande)
- possibilités de créer des playlists à volonté et en quelques secondes : tapez le nom d’un morceau et c’est parti
- concept Smart Playlist basé sur l’apprentissage par le système de vos goûts musicaux (j’aime/j’aime pas / nombre d’étoiles)
- possibilité de proposer de nouveaux morceaux (ceux que vous avez composés ou ceux de votre discothèque) par le biais d’un upload de mp3. Deezer se charge alors de trouver les ayant-droits pour redistribuer légalement les gains éventuels.
- intégration d’un mini-lecteur au sein de votre blog via un simple copier-coller d’un code html

   / Côté Moins /

- le logiciel de Smart Playlist semble largement moins performant que celui de Pandora et son superbe concept de Music Genome
- uniquement en ligne, pas de possibilité de télécharger pour écouter sur un lecteur ou dans la voiture, sauf à passer par l’achat chez iTunes ou Amazon (mais Pandora ne fait pas mieux)
- catalogue encore un petit peu léger (il y a 165000 titres de chez Sony, Universal leur a fermé les portes), mais qui devrait s’agrandir sous peu suite à un accord signé avec la SPPF qui gère près de 1 million de titres.
- L’interface bien qu’a priori sympathique n’est pas toujours des plus conviviales à utiliser

- Impossible d’exécuter l’application ailleurs qu’au sein d’un navigateur internet
- Impossible de revenir sur sa décision lorsqu’on a cliqué sur un "j’aime pas" ou qu’on veut attribuer un autre scoré étoilé à un titre

Au final, bien que plutôt sympathique, Deezer apporte quelques petites nouveautés intéressantes mais pas tant de simplicité que ça dans la manipulation. Il reste tout de même mon favori du moment (Pandora revient !!)

Andrew Duke
(Bip-Hop / La Baleine)
date de parution : 2002
écouter/voir : -1- -2- -3- -4-

     une chronique de Poss publiée le 29 septembre 2007     

// les vieux machins qu’il faut réécouter //


Le titre : Sprung
en allemand c’est le saut, en anglais c’est jaillir (en français c’est sprung…).

- Chapitre 1 : Hell yeah ! -
Bienvenue dans un nouveau monde sonore. On croirait presqu’entendre l’intro du nouveau système Thx de l’ami Georges. Mais quelques secondes plus tard, au lieu d’un R2D2 décati c’est plutôt un revival des 80’s qui apparaît, moins la lourdeur. Moins les thèmes récurrents et dégoulinants de Yamaha DX7…

- Chapitre 2 : Pharmakoi / Chromosome 20 -
L’entrée dans un laboratoire expérimental se précise. Glougloutement des alambics, frémissement des tubes à essai, montées vaporeuses dans les cornues. Dans Chromosome 20, on sent que l’expérience atteint une certaine apogée. A la limite de la perte de contrôle.

- Chapitre 3 : Felt NH / Crablike -
Il est temps d’intervenir, de reprendre la main sur un phénomène qui commence à dépasser le laborantin. Vite prendre une combinaison anti-microbienne et détruire les cultures avant que ce ne soit l’inverse… Trop tard ! Crablike est là qui se jette sur tout humain tentant d’esquisser un geste vers la sortie. Une nouvelle forme de vie est née. Sera-t-il encore temps pour sauter ?…

- Chapitre 4 : Inbox / RSVP / Knot Rocket -
Les premières générations ont déjà muté. La fin de l’humanité est proche, une nouvelle ère s’ouvre à cette nouvelle forme de vie plus adaptée, surgit de l’électronique et du synthétique.

- Chapitre 5 : Slamese -
C’est la vie de tous les jours à Sprung Land. Les microbes prolifèrent, les polypodes se polymèrent, les anaérobies retiennent leur respiration, les crabes aériens prennent leur envol printanier et reproductif. Le monde grouille de tout ce petit peuple.

- Epilogue : ut ut -
Des millions d’années ont passé. Qui se souvient encore du Labo Originel ? Qui aura la force de lutter contre la décadence microbienne ? Le monde est vieux, il faut changer. Du plus profond de la planète monte une rumeur, un souffle, une mélodie. Une nouvelle ère est prête à commencer.

L’ensemble de cette oeuvre transporte l’auditeur vers des territoires rarement correctement explorés en matière de musique électronique minimale. Beats tranchés au scalpel, longues nappes profondes, intenses, déconstructions mélodiques ciselées.

Un peu d’air frais violent, mais salvateur, pour les étés torrides.

Yoshinori Sunahara
(Bungalow Records / Sony Music)
date de parution : novembre 1998
écouter/voir : -1- -2- -3- -4- -5-

     une chronique de Poss publiée le 29 septembre 2007     

// Les vieux machins qu’il faut ré-écouter //

Troisième opus dédié à l’aéronautique après Tokyo Underground Airport et Take Off and Landing sortis chez Bungalow Records, Yoshinori nous transporte directement dans un easy-listening magistralement orchestré.

Sucre et glucose de rigueur. Tout en douceur et tranquillité.

Bossa nova pour les cocktails mondains sur une terrasse d’Aquapulco.
Funk léger et flutesque pour les moîtes soirées parisiennes en mal de chaleur et de contact charnel.
Electro souple et sautillante pour les pieds.

Tequila sunrise en prime…

Elise CARON
(Chant du Monde)
date de parution : 2007

     une chronique de Tagubu publiée le 23 septembre 2007     

Bon. De prime abord, c’est pas primesautier (oui je sais…). « Le Chant du Monde », pochette Arty en noir et blanc, un titre intello… Bref, un objet qui permettra à certains d’entre vous de faire l’intéressant si vous flashez sur une danseuse contemporaine qui lit Derida dans le texte (sachant que cette danseuse est espagnole, sinon ça ne marche pas) et avec qui vous aimeriez bien rentrer en conversation. Eh ben, vous vous trompez : comme quoi les apparences, hein !

Elise Caron il est vrai a appris le chant au conservatoire avec technique opéra et tout le tralala dirladirladada. Mais finalement, elle a choisi la chanson avec il est vrai toujours des gens sérieux, mais à la marge. Par exemple, elle a longtemps fait les voix féminines pour les rares albums d’Albert Marcoeur (le Zappa français comme on dit). Dans cet album qu’elle porte de son nom, elle est accompagnée de musicos style « jazz, musique de danse » (on y revient) que je ne connais pas (Denis Chouillet, Sylvain Daniel, Bruni Sansalone, Daniel Diaz) sur des texte et des compositions de l’Elise elle même. Et il y a une forte intelligence parfois provocante dans ces textes mis en musique (c’est vrai qu’Elise Caron a déjà présenté un spectacle sur Sade). D’abord, des jeux de mots qui déroulent et donnent du sens : parlant d’une prostituée elle lui fait dire « Moi, je me couche social », qui n’est pas qu’un simple jeu de langage, mais qui donne une certaine profondeur, non ? Enfin il me semble. Quelques presque néologismes également comme : « c’est génial et c’et logique, c’est généalogique ». Et puis elle n’a pas peur des gros mots sans que ça soit mal placé. Bref, je trouve une justesse très forte. Et surtout, l’interprétation, très vivante (mais pas à la Anna Prucnal) des intonations très variées, des façons de chanter se collant aux différents personnages : si on rentre dedans, c’est très intime.

Donc un bel Arty pas guindé, qui passe comme une lettre (à Elise, oui je sais…).

Accoucher Ă  domicile : Un documentaire de Laurence-Courtois-Krespach
(France Culture, émission Sur les Docks)
date de parution : 24 septembre 2007 Ă  16 heures

     une chronique de Herv publiée le 20 septembre 2007     

Il y a quelques semaines, j’ai eu la chance d’écouter en avant-première le documentaire radiophonique que vient de réaliser une amie sur l’accouchement à domicile. Cette amie c’est Laurence Courtois-Krespach, et le moins que je puisse faire pour elle c’est d’inciter un maximum de gens à écouter son travail…Non ? D’autant plus que le doc va être diffusé incessamment sous peu : ce lundi 24 septembre 2007 à 16 heures sur France Culture dans le cadre de la case consacrée aux documentaires, Sur les docks. Que l’on se rassure, l’émission sera ensuite podcastable (ou balladodiffusable) pendant 24 heures, et en écoute sur le site de France Cul pendant un mois. L’occasion d’en savoir plus et, pourquoi-pas, de se faire un avis sur cette pratique ; à l’aide des témoignages de couples, d’une sage-femme, d’un obstétricien…

Various Artists
(Bip-Hop / La Baleine / Chica Chic)
date de parution : 2000-2007
écouter/voir : -1- -2- -3- -4- -5-

     une chronique de Poss publiée le 15 septembre 2007     

        C’est dans le courant de l’année 2000 que Philippe Petit, déjà largement connu (et reconnu) par les superbes et granuleuses productions de chez Pandemonium Records (Hint, Double Nelson, Unsane, Spaceheads…), mit la première main à une alchimie complexe – et cette fois électronique – sous le nom de Bip-Hop.
La première génération des compilations du même nom nacquit spontanément.

Par un savant dosage d’electronica, d’ambient, de minimalisme et surtout de recherches sonores et musicales, ces compilations sont au nombre de 8 à ce jour (pour les musico-archéologues du fin fond du XXIV° siècle, ces lignes sont rédigées à la fin du magnifique été 2007).
Éclectisme de rigueur dans les artistes présentés : français, allemands, autrichiens, américains, canadiens, belges, italiens, suédois, hollandais, russes… tous ont la parole et la prennent avec élégance, grande classe et talents à l’appui !

On est loin des compilations électroniques traçant les grands courants commerciaux mais l’on n’est pas non plus au fin fond de certains objets abscons rencontrés parfois et qui malgré leurs qualités intrinsèques sont loin d’amener le public à se tourner vers eux.

Bip-Hop bien au contraire réussit un mariage explosif entre hermétisme et découverte pour (presque) tout public.

Enfin, il est indispensable de souligner que tous ces artistes qui habitent souvent bien loin de nos contrées sont régulièrement conviés à des soirées sur notre territoire métropolitain, notamment si vous habitez en région marseillaise.

Alors quoi, vous êtes encore là ?
Mais ruez-vous chez votre disquaire et réservez votre prochaine soirée, sans blague !!

Note : les 5 extraits présentés plus haut sont tous extraits du Volume 8 sorti en juin 2006.
Dans l’ordre : Minamo (japon), TU M’ (Italie), Strings of Consciousness (France), Murcof (Mexique), Tennis (Royaume-Uni)

Ulrich Schnauss
(City Centre Office / Morr Music)
date de parution : 2001
écouter/voir : -1- -2- -3- -4- -5-

     une chronique de Poss publiée le 14 septembre 2007     

// Les vieux machins qu’il faut réécouter //

       Si le terme de musique post-electro-pop existe alors il doit sans aucun doute d’appliquer à cet album. Car même sans un chant, ces six titres sont sans aucun doute un hymne parfait à la fusion de genres, à l’équilibre harmonieux des mélodies fines avec les rythmes implacables de l’électronique.

Pourtant les premières instants d’écoute ne déclencheront pas un coup de foudre. Plutôt une petite pensée disant en arrière-fond "Tiens ça à l’air plutôt sympa ça". Et en arrière-plan les trains passent et vous invitent à monter calmement, presque bouddhiquement, sans violence aucune mais avec certitude. Il sera difficile d’y résister. Et d’ailleurs à quoi bon résister. Il est tellement meilleur de se laisser entraîner dans ce magma de légèreté et de finesse intense.

Au coeur de l’ambient, de la pop et de l’électro haut perchée, le voyage se fera et se refera encore de façon infinie. Car chez cet Ulrich on y revient sans cesse pour essayer de percer le mystère qui nous rend accro. On en ressort plein d’assurance, convaincu d’avoir trouvé ce qui fait fonctionner au quart de tour cet album. Puis le doute refait surface, ainsi que l’envie d’en savoir un peu plus.

Et on y retourne une dernière fois… juste une dernière fois…

Boards of Canada
(Skam Records)
date de parution : 1996
écouter/voir : -1- -2- -3- -4- -5-

     une chronique de Poss publiée le 14 septembre 2007     

// Les vieux machins qu’il faut réécouter //

       L’entrée dans cette musique est un peu comme un rêve lent, chaud, infini. L’organique y cotoie le mécanique avec la facilité déconcertante de l’absurde des songes. On se laisse aspirer par tant de plénitude et de mélancolie mélangées.

On est loin des performances techniques et abrasives de la classe électronique de l’époque qui tentait vainement de repousser les limites des machines en occultant totalement d’y apporter la sensibilité nécessaire à l’étincelle alchimique susceptible d’embraser notre émoi d’auditeur. Chez eux tout se fait en douceur sans pour autant tomber dans la facilité. L’empilage sonore est méticuleusement agencé, orchestré pour nous faire découvrir des univers limpides et au-delà du raisonnable.

Je le redis : tout y est onirique, comme filmé en super 8 visionné au travers d’un hublot embué.

6 titres de chaleur en mi-teintes dont l’écoute en boucle est quasiment inhérente…

17 Hippies
(Buda Musique / Mélodie)
date de parution : 28 oct. 2002

     une chronique de fabsalab publiée le 2 septembre 2007     

Au départ trois, trois musiciens d’origine allemande. Aujourd’hui une formation polymorphe aux multiples facettes, entre 15 et 28 musiciens sur scène avec la même envie : faire danser son public.
Ici les 17 Hippies nous proposent un voyage dansant à travers l’Europe Centrale. On y entend des musiques Tsiganes (Dies Oro) ou de Macédoine (Elf-Achtel), danse Klesmer (Freilachs) ou Hassidique (Chassidic Song), des danses roumaines et d’Ukraine (Eine Sirba, Kolomeyke). De temps en temps ils voguent vers les frontières voisines vers la France (Marlène) ou l’Allemagne (Tanz des Bauern).

Fort de plus de 600 concerts dans toute l’Europe le 17 Hippies nous proposent un concentré de danses de tous horizons, joyeuses, gaies et entrainantes.

(Merci à Däve, Capel Maëster de Dovich Klezmer Ochestra, pour ses précieux éclairements)

Tellemake
(Çșngström Recrods / Mange Disque / La Baleine)
date de parution : mai 2003
écouter/voir : -1- -2- -3- -4-

     une chronique de fabsalab publiée le 2 septembre 2007     

4 titres d’exception sonore et culturelle

Nouvelle production du label toulousain Angström records, Tellemake, alias Christophe Guiraud, est plus radical que les précédents albums.
Plus incisif dans le son, dans les compositions. Plus déstructuré, plus, plus, plus tout.

Tellemake ou la rencontre sonique des rythmiques destructurées et de douce mélodie, gentiment pop…
Tellemake ou quand la rythmique devient un objet sonore, devient mélodique.

Seulement quatre titres sur cet EP, sorti en vinyl 12’’, mais 4 titres d’exception sonore et culturelle.

A découvrir sans hésitation et sans problème auditif.

The National
(Talitres / Poplane)

     une chronique de fabsalab publiée le 28 aoĂ»t 2007     


Tout simplement énormément beau.

Difficile de résumer cet album en quelques lignes, difficile de raconter, d’expliquer pourquoi il m’a remué les tripes, d’expliquer tout les sentiments qui arrivent à son écoute.

Tout simplement énormément beau et triste à la fois. Tristement drôle à des moments ou drôlement triste à d’autres.

Une musique calme, reposante, assez folk – cardinal song – ou plus pop rock pour le deuxième (surtout à la fin à l’arrivée des guitares) et quatrième morceau – slipping husband / it never happened – mais toujours avec des arrangements de haute volée, amples, en contre point du chant pour mieux nous donner à entendre ces histoires d’amour. Mâtiné d’électro sur la fin du disque – patterns of fairytales -, ce disque explore une large palette de ce que peut être la Pop, mélancolique, plus enjouée, énervée, énergique, belle et sensible.
Sad Songs for dirty Lovers, tout est dit dans le titre, c’est une sorte d’encyclopédie du sentiment amoureux, d’histoires d’amours perdues, à retrouver, ou retrouvées, une palette saisissante de l’âme humaine. Un album propice à un retour sur soi salvateur.
C’est comme ça que je l’entends et que je le ressens. A chacun de se faire une idée à l’écoute de cet opus.

Beau tout simplement, rempli de l’énergie de désespoir, du des espoirs, …

A écouter la nuit sous les étoiles un casque sur les oreilles pour ne rien manquer.

FAb Slbrt

The Walkmen
(Talitres / Poplane)
date de parution : 17/09/2002
écouter/voir : -1-

     une chronique de fabsalab publiée le 28 aoĂ»t 2007     

Bientôt New York va reprendre le devant de l’affiche.

Musicalement aussi, si j’en crois les prochaines sorties de disques provenant du Nouveau Continent.

D’abord « Interpol » (à voir en concert), qui a fait l’objet d’une chronique.
Et maintenant « The Walkmen » qui ne bénéficie malheureusement pas d’autant de promo que le premier groupe. Dommage parce qu’ils le méritent autant si ce n’est plus.


« The walkmen » inspiré, entre autre, par la musique des années 80, on pense un peu à Joy Division, à New Order. Voilà pour le « on dirait » ou le « ça rappelle quelque chose »…
Oui cela fait penser dans l’ambiance générale à certains groupes des années 80 mais la comparaison s’arrête là. C’est une musique qui prend le temps de s’écouter, de se développer. On parle de musique « atmosphérique », sans tomber dans un lyrisme exacerbé.

Le tout est sublimement enregistré et mixé avec une réelle réalisation et des prises de positions parfois surprenantes mais toujours dans le respect de la musique et de l’esprit du morceau.
Ils ont eu le temps de réaliser ce disque. C’est-à-dire jouer, composer, arranger, ré-écouter changer des parties en refaire d’autres puis en supprimer,…pour arriver à façonner leur subtil mélange et ce son qui leur est propre, pour aboutir à ce mixage subtil et profond. A la première écoute surprenante, ce disque vous séduit vite par son originalité. C’est le genre de galette qui reste en tête et étonne à chaque écoute.
A voir en concert si l’occasion se présente, ne serait-ce que pour voir comment sur scène ils arrivent à jouer leur musique.

Original est ce disque dans la musique, l’enregistrement et le mixage.
Bref à écouter.

Fab Slbrt

Les Enfants des Autres
date de parution : 2001

     une chronique de fabsalab publiée le 28 aoĂ»t 2007     

Comment se crée un groupe ?
Rien d’original dans la création de ce groupe «Les Enfants des Autres». Plusieurs formations, styles, essais, plusieurs concerts dans les cafés musiques de notre capitale et, le bouche-à-oreille aidant, le public se trouve de plus en plus nombreux à ces rendez-vous. S’en-suit une quarantaine de concerts.
Et de rencontres, en projets, nous sommes en juillet 1999, l’arrivée du cinquième élément du combo, le violoncelliste, est vécu par le groupe comme un renouveau. Le combo se stabilise autours de ces 5 musiciens aux multiples facettes. Voici quelques-uns des instruments présents : banjo, clarinette, batterie, clarinette basse, violoncelle, percussions, samples,…

Tout ce mélange d’instruments crée un délicieux fouillis où tout le monde se retrouve sans jamais se faire manger par les autres. Et à tour de rôle et dans chaque morceau, les instruments sont tantôt mélodiques ou rythmiques, bruitistes ou accompagnants. Ici pas de guitar hero, pas de virtuosité pour la virtuosité mais la volonté d’avancer ensemble. Il s’agit bien d’un groupe et d’une écriture musicale collective basée sur la recherche, la mise en danger, l’improvisation.

Dans tous les cas, c’est une musique très fortement évocatrice. Autant d’histoires qui nous sont données à entendre et à voir. Difficile de rester la tête vide avec eux, on voit des histoires douces, des histoires d’amour, des combats, la guerre, une comédie…autant de courts métrages musicaux qu’il ne nous reste plus qu’à imaginer.

Si vous n’allez plus au cinéma, rien ne vous empêche d’acheter ce disque et de succomber à ces invitations au rêve et au voyage.
A vous d’inventer les histoires que l’on vous donne à écouter.

Fab Slbrt

Interactive Sonic Systems Team
(Université Pompeu Fabra (Barcelone))
date de parution : 2005-2008

     une chronique de Poss publiée le 21 aoĂ»t 2007     

// Info mai 2009: Un exemplaire de la Reactable sera en dĂ©monstration durant le Festival Art Rock de Saint-Brieuc du 26  au 31 mai (MusĂ©e de Saint-Brieuc). Le public sera invitĂ© Ă  prendre en main la bĂȘte pour en tirer des sons. //

Une active Ă©quipe de chercheurs espagnols de l’UniversitĂ© Pompeu Fabra a créé un systĂšme de manipulation du son plutĂŽt original et surtout open source. On voit en effet fleurir depuis plusieurs mois un grand nombre d’Ă©crans tactiles, ou s’y apparentant, destinĂ©s Ă  modifier notre façon d’apprĂ©hender le monde informatique. D’aspects trĂšs souvent ludiques, dotĂ©es d’une ergonomie oĂč la main en tant qu’outil prend toute sa dimension humaine, ces interfaces sont souvent spectaculaires au point qu’il est Ă©vident de faire le rapprochement avec les Ă©crans manipulables imaginĂ©s par les rĂ©alisateurs du film Minority Report (cf. par exemple Tangibletable / Surface / DataTiles). Sauf que lĂ  c’est du concret et c’est maintenant !

Voici Ă  quoi ressemble l’installation des espagnols.



Le premier prototype a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© lors de l’AES 2005 Ă  Barcelone.

Le principe est plutĂŽt simple. Une camĂ©ra vidĂ©o placĂ©e sous la surface vitrĂ©e servant de support (et d’Ă©cran) est interfacĂ©e avec un logiciel de reconnaissance de formes et de mouvements : ReacTIVision. Ce dernier analyse alors ce qui se passe sur la vitre – chaque objet  ayant une forme et un identifiant unique (dĂ©nommĂ© fiducial en anglais, Ă  mon avis impromprement traduit fiduciaire par beaucoup en français, le terme exact semblant plutĂŽt ĂȘtre fiduciel) – et envoie les infos, d’une part Ă  un logiciel de synthĂšse sonore qui rĂ©cupĂšre les paramĂštres et les transforme de façon Ă  gĂ©nĂ©rer du son et d’autre part Ă  une application (un synthĂ©tiseur visuel en quelque sorte) gĂ©rant un videoprojecteur pour diffuser une interface visuelle sur l’Ă©cran-vitre.

Le module ReacTIVision est donc disponible sur le site de l’Ă©quipe, et tout un chacun peut se lancer dans la crĂ©ation de sa propre table en utilisant selon ses goĂ»ts PureData, Processing, Reaktor (avec une adaptation en Midi visiblement), AudioMulch (le crĂ©ateur de ce logiciel faisant partie de l’Ă©quipe de recherche)…

* Expérience *

J’ai commencĂ© Ă  voir dans quelle mesure cela est accessible au commun des mortels n’ayant quasiment pas de connaissance dans le domaine.
Je livrerai ici les résultats des expériences au fur et à mesure de leurs avancées (si avancées il y a).
Sans forcĂ©ment recrĂ©er une table aussi parfaite que celle de Barcelone, le but est d’essayer de crĂ©er un petit instrument de synthĂšse sonore (sans le feedback du videoprojecteur) transportable et montrable Ă  peu de frais (logiciels de gestion du son gratuit tant qu’Ă  faire)

* 13 août *
récupération de ReacTIVision, de PureData, lecture du blog de Jean-Yves Gratius détaillant sa Reactable maison (cheap mais fonctionnelle)

* 14 août *
premiers tests avec une Quickcam en Usb dont la rĂ©solution est normalement insuffisante pour des rĂ©sultats probants, mais c’est pour un test. On verra plus tard s’il est intĂ©ressant d’investir dans du matĂ©riel plus Ă©voluĂ©.
Installation de PureData sur mon PC (PIV 2,4Ghz, Ram 1Go, XP Professionnel) : j’avais dĂ©jĂ  effleurĂ© ce logiciel il y a un ou deux ans, je me souviens maintenant pourquoi je n’Ă©tais pas allĂ© plus loin ! Y a du taf !
La communication entre la Quickcam et ReacTIVision ne semble pas ĂȘtre opĂ©rant. Diable !

* 16 août *
La Quickcam est finalement reconnue par Reactivision sous PureData. Je teste avec un des fiduciaires : mouvements et identification fonctionnent.
On approche !
J’ai installĂ© les abstraction PureData de J-Y. Gratius, mais je reste dĂ©sespĂ©rĂ©ment perdu face Ă  ça… Il se passe des choses, mais je ne sais pas trop quoi et je n’arrive pas Ă  sortir un seul son du gĂ©nĂ©rateur sonore fourni dans l’archive. Tout cela me semble trĂšs gourmand en ressources systĂšmes et le PC n’est jamais trĂšs loin du plantage gĂ©nĂ©ral…
Tentatives pour trouver des solutions sur le net ou d’autres applications communiquant aussi avec ReacTIVision. Apparemment il est aussi possible de l’interfacer avec Reaktor ou Live, mais cela sort du cadre open-source et gratuit que je m’Ă©tais fixĂ© au dĂ©part…

Toutefois et en attendant la suite, une dĂ©mo sympathique par l’Institut Fatima avec Live (collectif hispanico-germanique) :


* 24 août *
J’ai lĂąchĂ© le monde du gratuit et l’univers de l’OSC (Open Sound Control) pour celui du payant (en version dĂ©mo) et du Midi.
Je me suis finalement rabattu sur Live et la sortie MIDI de ReacTiVision grĂące aux blogs de Èffe et de Roo Reynolds qui ont travaillĂ© aussi sur leurs propres tables maison. AprĂšs avoir installĂ© le merveilleux logiciel MidiYoke qui permet de router le flux Midi en interne sans interface physique, j’ai pu – au bout de 24h – trouver la bonne config stable et efficace entre la webcam et LiveTM.
DĂšs que les rĂ©sultats auront un peu plus d’allure je posterai une petite vidĂ©o de dĂ©monstration. Mais en attendant, quelques images d’un exemplaire de la ReacTable espagnole Ă  l’oeuvre lors d’un live de Björk dans l’Ă©mission Later de
Jools Holland.


* 4 septembre *
AprĂšs divers essais et le dĂ©but de fabrication de la ReacTable maison je vous livre ici une toute premiĂšre video qui montre que ça peut marcher: dĂ©clenchement et arrĂȘt de la lecture des samples dans Live, gestion des paramĂštres de divers effets (dĂ©lai, filtre). C’est encore un peu bricolo. La camĂ©ra et le PC sont au max de leurs capacitĂ©s parce que je pense que la chaĂźne Webcam USB –> Reactivision –> Live est au max de ses capacitĂ©s en l’Ă©tat actuel des choses. Il faut aussi pas mal gĂ©rer divers problĂšmes de luminositĂ©: lumiĂšre incidente qui fausse l’analyse, reflets (du coup j’utilise un verre organique anti-reflet comme ceux que l’on trouve pour l’encadrement de tableaux)… mais bon c’est assez satisfaisant de faire de la musique juste en dĂ©plaçant des petits bouts de machin (doublĂ©s polystyrĂšne : grand luxe !) sur une surface vitrĂ©e.


* 23 mai 2008 *
J’ai fait la dĂ©couverte de 2 choses ce mois-ci:

Tout d’abord le logiciel Bidule de chez Plogue qui est un synthĂ© modulaire d’une utilisation hyper simple et qui se marie Ă  merveille avec ma Reactable. L’interface se fait toujours via le Midi mais il semblerait que Bidule soit capable de converser via OSC. Il ne me reste plus qu’Ă  moi-mĂȘme apprendre Ă  causer OSC… mince tĂąche….

Ensuite, je remercie Rutrus pour m’avoir fait dĂ©couvrir Psychosynth, nouveau synthĂ© modulaire aussi mais dont l’interface est inspirĂ© de la Reactable et qui devrait normalement pouvoir s’interfacer avec elle. Pour le moment le logiciel n’est disponible que pour Linux, mais des versions pour Windows et Mac OSX devraient bientĂŽt voir le jour. Je vous laisse en compagnie de la vidĂ©o de dĂ©monstration, plutĂŽt sympathique !



AaRON
(Discograph)
date de parution : 2007
écouter/voir : -1-

     une chronique de clochette publiée le 15 aoĂ»t 2007     

Avis aux amateurs de Coldplay, Radiohead et de pop mélancolique!!!

Derrière le titre étrange « Artificial animals riding on Neverland » se cache un très bel album d’un duo français (eh oui la France a aussi de très bons groupes de pop …Il n’y a pas que l’Angleterre dans la vie!!!) composé de Simon Buret et Olivier Coursier.

C’est dans un univers poétique et onirique que nous immerge cet album dans lequel les chansons sont aussi bien dédiées à la mort d’un poisson rouge « Mister K » (ne souriez pas, cette chanson est la preuve que la mort d’un poisson rouge peut être tragique…..) qu’à la perte d’un amour (tout aussi tragique).

Les mélodies mélancoliques, la poésie des textes et la voix rauque  du chanteur font un mélange véritablement entêtant, et le danger d’addiction est fort…..

Mais attention à proscrire : les jours de mauvais temps, les jours de cafard, bref les jours où vous avez le moral dans les chaussettes….. sauf si vous voulez succomber aux sirènes de la mélancolie.

Bref, j’irais bien faire un tour à Neverland moi…..

   Clochette

Concha Buika
(drolatlantic / warner)
date de parution : 2006

     une chronique de clochette publiée le 15 aoĂ»t 2007     

Voici un petit peu de soleil…

Cette chanteuse afro-espagnole chante un mélange de jazz et de flamenco d’une voix incroyable.

Le flamenco n’est certes pas une musique qui laisse indifférent, mais la voix un peu cassée de Buika fait littéralement frissonner. Dans "Mi Nina Lola", son deuxième album, elle crée une bulle de douceur et de mélancolie et en même temps l’écoute de ce CD nous amène toute la chaleur de l’Espagne (et en cet été 2007 tristounet, les moments d’évasion ensoleillés sont précieux).

A découvrir également « Buika » son premier album sorti en 2005, plus énergique mais tout aussi superbe.

    Clochette

Tom Waits
(Anti)
date de parution : 2004
écouter/voir : -1-

     une chronique de Tagubu publiée le 13 juin 2007     

Impressions réelles : - Ecouter une voix éraillée, à la diction incompréhensible, un dimanche en fin d ‘après-midi, seul, dans un petit appartement sombre un jour de pluie, dans les faubourgs de Sophia-Antipolis. Ecouter attentivement les sons qui roulent, le gras des basses, les casserolades des percussions, les tensions des cordes de guitares électriques. Se plonger dans les mots (à l’aide du livret car la prononciation d’un Tom Waits grippé est difficile d’accès pour un frenchy). Comprendre alors l’immensité de nos pensées simples comme des amours qui défilent, comprendre alors la fatalité de la vie humaine, l’inexorable perdition de nos âmes, la lourdeur de la pesanteur, de la durée. La texture de la matière : notre esprit sort soudain de ces réflexions lorsque nos doigts découvrent le léger relief de la pochette du CD, d’un rouge sang, couleur magma, au lettrage rupestre et en projection de relief : la réalité de la matière. Et pourtant « real is gone » comme le dit le titre. Le réel est absent mais la prévalence de la matière tactile et sonore nous interpelle. Le réel est parti, laissant un désordre : il n’est pas facile de s’y retrouver dans les titres des chansons puisque les textes n’y sont pas présentés dans le « bon » ordre : un ordre ne sert plus à rien lorsque le réel s’est barré, avec votre amoureuse, Dieu sait où, et que vous vous retrouvez seul une dimanche après-midi dans le monde bien réel de votre appartement sombre et vide. Avec la gras’ttitude de Tom Waits.

     une chronique de Herv publiée le 10 mai 2007     

Basée à San Francisco, SomaFM propose depuis 2000 11 webradios thématiques qui partent dans tous les sens : pop indé, country, rock indus, trip-hop, électronica, trance, ambient, house, chill-out…et enfin et surtout : lounge et easy-listening !   

Les dandys en costard blanc amateurs de vodka-Martini « on the rocks » se tourneront naturellement vers la station Secret Agent. Elle servira de bande son idéale à leur vie trépidante mais raffinée.
Quelque part entre James Bond et La Croisière s’amuse, on y déguste des mélodies cinématiques, exotiques ou jazzy, futiles ou soignées. Grâce à Secret Agent nous sommes tous des crooners qui sauvons le monde entre deux baisers fougueux !

Un rien plus futile, Illinois Street Lounge s’adresse aux amateurs de réceptions feutrées. Moog, maracas et vibraphone sont les ingrédients majeurs de cette webradio de salon. 
Idéale avant d’entamer la surprise-partie, Illinois Street Lounge ravira vos invités confortablement installés dans leurs fauteuils à poils oranges… 
 « -Chéri ! Le pick-up est encore en panne ! 
- Mais enfin mon amour, tu sais bien que nos invités raffolent plutôt de SomaFM ! » 

 

Thom Yorke
(Nigel Godrich / XL Recordings)
date de parution : Juillet 2006

     une chronique de clochette publiée le 8 mai 2007     

Grande fan de Radiohead…. j’étais assez curieuse (inquiète??) de voir ce que Monsieur Yorke allait faire sans ses petits camarades d’Oxford.

Et voilà "The Eraser", petit album qui vous transporte dans le monde merveilleusement torturé de Thom Yorke.
Les fans de Kid A ne seront pas dépaysés… on retrouve un peu l’influence électro qui avait pointé son nez sur cet album mythique (mon préféré).
On retrouve aussi toute la noirceur de Radiohead, donc à éviter comme la peste en cas de déprime!!!
Alors d’accord, Thom tout seul ce n’est pas trés différent de Thom et ses amis… mais on s’en fout non??? Quand c’est de cette qualité, tout seul ou pas… j’en redemande encore et encore et encore et encore ….

Et je suis désolée… en dépit de mes efforts, je n’ai pas trouvé de site où l’on peut écouter des titres de cet album (en dehors des dites commerciaux)

Clochette (radiohead addict)

Philippe Katerine
(Rosebud / Universal)
date de parution : Aout 2006

     une chronique de clochette publiée le 8 mai 2007     

Un soir de Novembre, dans la froideur de l’hiver breton (brrrr….)

mon cher et tendre m’a emmenée voir le concert de Philippe Katerine.

De Katerine je ne connaissais que son album "les mauvaises fréquentations" (qui date de 1996…) et "Louxor j’adore" qui passe en boucle sur nos radios depuis quelques temps. Donc ma connaissance était assez limitée…
Bon ok a priori j’étais un public acquis… j’aimais beaucoup ce que je connaissais de Katerine et j’adore les "Little Rabbits" (groupe de pop?? nantais dont la majorité de ce groupe qui n’existe malheureusement plus  accompagne Katerine en concert).
Mais le concert était bien au delà de ce que j’attendais…. (et mon chéri qui n’était pas fan a également adoré). Beaucoup plus rock’n roll que ce que je pensais…. A coup de grosses guitares, le sieur Katerine a mis le feu à la Salle de la Cité (une salle de concert rennaise pour les non bretons) en robe de chambre à poils roses entouré des little rabbits en angelots, en cow boys, en baba cool, en corbeaux, en danseuses…
On est sorti en sautant partout sous une pluie de confetti roses géants.
Alors je sais bien que ce concert n’est pas tout frais… mais si ce monsieur et sa planète passe prés de chez vous, courrez… volez…..téléportez vous!!!
Indispensable en cas de déprime hivernale!

Clochette

Jean Christophe Ruffin
(Gallimard / Folio)
date de parution : 2001

     une chronique de clochette publiée le 8 mai 2007     

Rouge Brésil, c’est l’histoire de deux orphelins Juste et Colombe qui sont emmenés en 1555 sur un bâteau, direction le Brésil pour servir de "trûchement" (pour ceux qui comme moi, pauvre inculte, ne savent pas ce que cela veut dire: truchement du picard "truche" = interprète) avec les indiens.

L’histoire est un peu longue à démarrer, mais une fois le Brésil atteint tout se met en place. Ce livre vous transporte dans la forêt brésilienne avant la conquête de ce pays par les européens, et vous fait aimer cette terre que vous n’avez jamais (enfin pour ma part) vue. Vous fait ressentir la beauté et la force de la nature, c’est tout juste si vous n’entendez pas les bruits de la jungle. Même si pour ma part je n’ai pas du tout adhéré au côté un peu fleur bleue des histoires d’amour (pourtant je renvendique moncôté midinette), Rouge Brésil est un trés beau livre, qui nous fait découvrir une part méconnue de la conquête du Brésil: la tentative française de dompter ce magnifique pays.

Perso, je vais de ce pas me mettre en quête d’un billet d’avion (ça ira plus vite que le bateau) pour Rio, Bahia, Sao Paulo… et on en reparle!!
 

Clochette

 

     une chronique de Poss publiée le 2 mai 2007     

Il y a quelques mois de cela, dans la jungle des webradios avait surgi Pandora. Sobrement, mais mystérieusement sous-titré "Created by the Music Genome Project". Quid ? De la musique génétiquement modifiée à portée de souris ? Que nenni. Plutôt un bel exemple de ce que les technologies actuelles en matière de traitement de l’information sont capables de nous apporter au quotidien. Le principe est simple : des passionnés de musique (dont un certain Tim Westergren) ont un jour décidé d’identifier de façon précise et minutieuse les caractéristiques d’un morceau de musique : son style et son époque bien sûr, mais aussi le type de rythmique et les harmonies qui le composent, les instruments qui sont utilisés (synthétiques, acoustiques, voix, cordes, percussions…), son ambiance générale (est-il plutôt mou, festif, dansant…), ses origines (latin, nordique, nord-américain…) et certainement un millier d’autres caractères qui permettent de déterminer qu’entre un morceau de Cabrel et un de Brassens la différence ne se voit pas seulement à l’intonation mâle et moustachue d’un joueur de guitare…
Ce principe étant posé, et des accords entre différents acteurs de l’industrie du disque étant établies, Pandora pouvait naître en tant que webradio d’un nouveau genre : allez sur http://www.pandora.com, saisissez le nom d’un morceau que vous considérez comme typique d’une musique que vous aimez et laissez-vous guider pour une écoute de découverte et d’émerveillements. En indiquant de temps en temps au système que le morceau qu’il vous propose vous plaît ou pas, vous allez affiner la pertinence de votre radio jusqu’à lui donner une couleur particulière. En étant vigilant dès le début, la possibilité de créer une radio uniquement basée sur un certain style musical est à la portée du premier aficionados venu. Pour ma part en 6 mois j’en ai créé près d’une dizaine, du Dub au Krautrock en passant par l’Ambient, le Jazz ou la Black-Music. Avec l’avantage de pouvoir écouter l’une, l’autre ou un mix de toutes ou partie. Le tout bien entendu sans pub, ni animateur énervant, gratuitement et à 128kbps. Bref le bonheur quoi ! Et pourtant j’avais essayé auparavant les Launch.com et autres LastFM. Pas une n’arrive à la cheville de la boîte de Pandore. C’est techniquement bluffant et d’une simplicité d’utilisation à toute épreuve.
Mais… car oui je ne me fends pas aujourd’hui de ces quelques lignes juste pour encenser le modèle et faire de nouveaux émules (bien que j’eusse préféré…), mais aujourd’hui Pandora va fermer à l’écoute hors des frontières des États-Unis d’Amérique. Au départ d’ailleurs, les licences de diffusion qui leur ont permis de se monter ne leur permettaient déjà pas d’être écoutés ailleurs. Sauf que l’ouverture d’un compte ne demandant qu’un email et quelques informations non vérifiées ont permis à bon nombre de gens d’Europe, d’Asie ou d’ailleurs de profiter de cette manne sonore providentielle. Moi le premier. Mais maintenir de telles licences coûte cher et les étendre de façon trans-nationales encore plus. Et encore faut-il que les lois en vigueur dans chaque pays le permettent (en France, l’idée de Licence Globale aurait certainement permis d’aller dans leur sens). Aussi afin de ne pas définitivement plier boutique, et en attendant de pouvoir trouver les visas qui leur permettront de revenir nous aiguiser les tympas hors des terres de l’Oncle Sam, ont-ils décidé de resserrer la vis en analysant les adresses IP de connection de leurs auditeurs. C’est ainsi qu’ils ont appris que je les écoutais depuis la France, ainsi qu’un bon nombre de mes compatriotes. D’ici quelques jours (a priori le 3 mai ce sera fini) un filtre sera mis en place interdisant toute adresse non états-unienne de se brancher chez eux.
Bien entendu, utiliser – par exemple – un proxy basé aux USA pour déjouer le contrôle technique est faisable, mais une fois de plus, en ces temps de globalisation et de voyages numériques transfrontaliers, de nouvelle barrières virtuelles s’érigent face à nous. Barrières qui contraignent chacun soit à se plier sans cesse aux nouvelles règles fluctuantes érigées par le marché soit à devenir des illégaux pour continuer à profiter de ce type de services. Coût de la bande passante, sauvegarde d’intérêts, survie d’artistes et de labels indépendants (ou pas) ? Tout se mêle et il serait facile de ne voir qu’une ombre entièrement noire sur ce tableau, mais il va être temps pour l’industrie du disque de grandir un peu et de trouver un modèle économique viable, fiable et qui ne se fasse pas sans cesse au détriment de l’utilisateur/consommateur/public que nous sommes.
Je vous laisse méditer sur le sujet, pour ma part je vais profiter des quelques dernières heures qui me restent pour me gaver de cette radio nouvelle génération avant de ressombrer dans l’écoute morne et triste de RTL Grandes Ondes….