une chronique de Poss publiée le 8 mars 2009     

Je suis tombĂ© un peu par hasard sur une excellente vidĂ©o de Lasse Gjertsen, Ă©tudiant norvĂ©gien du Kent Institute of Art & Design, et je me suis dit qu’il fallait partager ça avec vous. Son procĂ©dĂ© d’animation est simple et reproductible par tout un chacun (enfin pour qui sait manier un peu une camera vidĂ©o et un logiciel de montage).

C’est donc tout naturellement que bien d’autres gens hyperactifs (du nom d’une des vidĂ©o de Lasse) de par le monde ont aussi mis en ligne leurs oeuvres sur les plateformes de vidĂ©o en ligne. Lasse n’Ă©tait certainement pas le premier, les autres ne font pas forcĂ©ment tous du plagiat ou du travail inspirĂ© de, mais en tout cas certains mĂ©ritent vraiment un grand bravo pour leurs oeuvres. En voici une sĂ©lection.

Alors vous aussi, chantez My Way note Ă  note, filmez des samples de votre chasse d’eau, tirez la queue du chat pour le faire miauler et envoyez-nous vos productions ! Celles que nous jugerons dignes d’intĂ©rĂȘt seront publiĂ©es pour la postĂ©ritĂ©.

Amateur, par Lasse Gjertsen
(ou, la batterie pour gens bien habillés)


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Star Wars (John Williams is the man), par Corey Vidal
(ou, j’ai pas d’amis mais je ferai quand mĂȘme une chorale)


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Thriller, par François Macré
(ou, je vaux pas 100 millions de dollars mais je sais chanter Ă  64 voix…)
(…et je cherche un producteur)


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Beat Soufflé, par James Provan
(ou, comment ma cuisine est devenu un super studio d’enregistrement)


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Kitchen Rythm Contest, by Ikea
(ou, si Ikea s’y met c’est qu’il y a de la thune Ă  se faire)


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The Turn Ghost Cluster, by Fredo Viola
(ou, je suis plus connu pour le morceau The Sad Song, mais chez Marmuz c’est celle-lĂ  qu’ils prĂ©fĂšrent)


Iroskin, Pierre-Yves Macé, Mathias Delplanque, Fedaden, La Blatte
(Labtop Session)
date de parution : soirée du 17 octobre 2008

     une chronique de Poss publiée le 20 octobre 2008     

Headphone Session IV

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(cliquez pour agrandir)


     Vendredi soir, les premiers froids humides automnaux pointent le bout de leur nez tandis que nous dirigeons nos pas vers la Maison de Suède dans le quartier Bréquigny de Rennes où nous avons rendez-vous pour une soirée sous casque. Mais non on ne va pas se faire permanenter les cheveux ! Nous allons assister à une expérience sonore plutôt singulière : écouter des concerts sans sono, mais juste avec un casque collé aux oreilles…
     C’est en effet dans le cadre du festival Electroni-k que la Labtop Team a décidé de promener ses spectateurs d’une part dans un quartier périphérique de la ville (le vendredi), et en plein centre (le samedi). Ils n’en sont pas à leur coup d’essai, mais l’événement n’arrivant en moyenne qu’une fois par an il fallait s’inscrire au préalable histoire de ne pas se retrouver à la rue.
     Vers 20h30 notre petit groupe de trois (il y en avait plusieurs de 3 à 6) est emmené par Johan qui se chargera de nous guider dans les méandres des barres H.L.M. du quartier.
     Premier point d’arrêt, le sous-sol de la maison de quartier. Ambiance sombre, un néon dans une autre pièce amène un peu de luminosité, sur la gauche une balancelle invite à la sieste (sonore), tandis que devant nous de multiples casques sont disponibles et qu’Iroskin le maître de cérémonie local nous accueille pour notre premier concert. Vingt petites minutes d’un voyage au odeurs épicées, aux musiques tribales, aux sons exotiques recueillis lors des voyages de l’artiste. Comment je sais ça ? Parce que tout l’intérêt de la manifestation c’est justement d’être peu nombreux et proches de chaque musicien, ce qui permet qu’à la fin de la session une petite discussion peut alors s’engager. Pour ce qui est de rapprocher les artistes du public le pari est plutôt réussi.
     Nous repartons, direction un petit local au pied d’un immeuble où nous attends Pierre-Yves Macé assis à l’intérieur d’un espace bébé au milieu de dinosaures en plastiques et de mini-sièges en skai rouge et bleu. Ambiance ludique et récréative pour une création sonore fouillant dans les archives de la musique, du cinéma, de la radio peut-être même.
    Il est temps d’aller voir le 3° concert qui se situe dans la salle de musculation du quartier. Mathias Delplanque a posé son laptop au milieu des haltères et des poulies, je m’installe dans un siège bardée d’accessoires, de tringles, de poids et dont l’ergonomie n’a pas été pensée pour se prélasser pendant des heures dedans ! Face à moi une photo d’Arnold Schwarzenegger me surveille tandis que Mathias nous amène au coeur de call-centers indiens pour finir sur un set plus orienté techno minimale.
    Le quatrième arrêt nous dépose dans le local utilisé par un club de foot. Nous y rencontrons le toulousain Fedaden qui s’est entouré de multiples coupes de championnat pour la déco. Il nous offrira un set plus rythmique et dancefloor que ses confrères. On lorgnait plutôt du côté de chez Warp.
   La dernière étape de la soirée nous demande un peu plus d’effort puisque nous traversons tout le quartier pour aller dans une salle de jeu (billard, baby-foot, ping-pong et – parait-il, le clavier sur lequel Pascal Obispo aurait fait quelques gammes dans sa jeunesse, non c’est pas vrai? mais si, mais bon on s’en fout!) où nous attend La Blatte qui, tout lumière éteinte, proposera un bootleg électroacoustique d’une grande saveur.
   La soirée se terminera avec un retour à la case départ au bout de 3h.
   L’ensemble fut très agréable de par son concept, la découverte de paysages sonores propres à chaque artiste et le fait de pouvoir échanger avec eux. Par contre le côté expérience des lieux fut plutôt décevante (au contraire certainement de ce que cela peut être en centre ville dans certains appartements (30° étage de la tour Les Horizons par exemple) ou boutiques. Cela n’était pas tant dû aux lieux en eux-même, qui étaient souvent dépouillés, que par le manque de petites touches de décoration ou d’éclairages spécifiques (à moins que la soirée était orientée sous la thématique du néon ?).

   A retenter donc, mais dans des lieux plus chaleureux !

Portishead
(Island)
date de parution : 28 avril 2008

     une chronique de christophe publiée le 15 mai 2008     

C’est à l’automne 1994 que la musique de Portishead a débarqué, sur la pointe des pieds, sans crier gare, avec "Dummy". Geoff Barrow, le génial artisan de ce duo à géométrie variable, qui avait officié comme percolateur humain chez Massive Attack, nous faisait alors découvrir une musique qui ne ressemblait à rien de connu, mais qui sonnait comme étrangement familière : il pouvait s’agir de BO destructurées, mixées dans d’improbables gloubiboulgas soniques, ou de blues primitifs fracassés, comme passés à la tronçonneuse et portés par une voix plaintive mais prodigieusement attachante, celle de Beth Gibbons.

C’est un peu plus tard que l’on apprit que Geoff Barrow poussait le vice jusqu’à graver des vinyles de ses propres samples, afin de créer un son tellurique et entêtant, terriblement humain et distant à la fois.

Lorsque leur second effort "Portishead" parut en 1997, ce fut une bonne nouvelle : non,  Portishead n’était pas un groupe éphémère, dont l’inspiration aurait été épuisée dès le premier album.  La bande de Bristol dévoilait alors une facette plus soul, plus rugueuse, et plus sombre aussi.  Mais ce disque totalement maîtrisé avait un côté un peu antipathique, qui ne donnait pas envie d’y revenir tous les jours.  Et puis, avouons-le, il lui manquait un véritable sommet, un "Sour Times" ou un "Glory Box" qui avaient fait de "Dummy" un classique instantané.

Il a donc fallu attendre 2008 pour voir apparaître un nouvel opus, simplement intitulé "Third".  Référence à Soft Machine ou non,  tout laissait craindre que Portishead, après 11 ans d’inactivité et la fin de la vogue trip-hop, n’aient rien d’intéressant à proposer. Il n’en est rien : ici, c’est bien à une véritable aventure sonore que l’on assiste, pleine de virages bruitistes, d’escalades soniques, de chant au bord de l’abîme. La guitare d’Adrian Utley (entendue notamment sur le "Fantaisie Militaire" de Bashung) est plus inventive que jamais, ne serait-ce que sur le fabuleux morceau d’ouverture "Silence". Nouveauté chez Portishead, un court intermède folk, "Deep Water" se trouve placé en milieu d’album, probablement pour mieux le laisser respirer, surtout avant l’incroyable "Machine Gun", où l’on croit apercevoir l’ombre du génial Scott Walker de "Tilt". Une vraie bande son de troisième millénaire, à la fois désespérée et remplie d’une incroyable énergie, faite pour durer.

Radiohead
(XL Recordings)
date de parution : Avril 2008

     une chronique de Poss publiée le 4 avril 2008     

     Les joyeux compères de Radiohead ont sorti, cette semaine, un nouveau single intitulé "Nude" issu de leur dernier album In Rainbows.
     Pour fêter ça, comme ce sont de gais-lurons, ils proposent à tout un chacun de télécharger les pistes séparées du morceau : la basse d’un côté, la batterie de l’autre, les guitares, la voix. Voilà donc une drôle d’idée me direz-vous. Sauf que le but est, pour les ingénieurs du son en herbe que vous êtes, de mélanger tout ça expresso pour en ressortir un remix-qui-tue-sa-mémé (pour ceux qui se reconnaîtront).
     Ceci fait vous pourrez le mettre à disposition sur le site des nos facétieux drilles en espérant que le public conquis vote des millions de fois pour vous et qu’un fin producteur (voire Thom himself pourquoi pas ?!) vous repère et vous fasse signer le contrat le plus juteux de votre vie.
     En attendant cet instant de gloire tout proche, il vous faudra toutefois passer sur l’incontournable iTunes pour récupérer les pistes, moyennant finances… eh oui, chers amis la célébrité à un coût, alors autant commencer le plus tôt possible.
     Si vous êtes pauvre, radin ou que vous luttez obstinément contre ce monde mercantile qui perd tout sens des valeurs morales, vous pourrez toujours vous rabattre sur la simple écoute des morceaux de ceux qui sont riches, généreux et se sentent à l’aise dans le flot du CAC40 et du Nasdaq et qui n’ont pas hésité une seconde à débourser les 5.94€ (sic) pour connaître le 1/4h de gloire tant prédit par mister Warhol.

The DĂž
(Cinq 7 / Wagram Music)
date de parution : 15/01/2008

     une chronique de christophe publiée le 30 janvier 2008     

C’est le genre d’album que l’on ne croyait plus possible : frais, spontané, inventif, et qui réalise la prouesse de rester mélodique de bout en bout.  La laponne Olivia et le parisien Dan oeuvrent ici en parfaite symbiose pour nous enchanter en ce début d’année 2008. Si "Over my shoulders" a toutes les apparences du hit qui tue, il n’est ici qu’un grand moments parmi d’autres, dans un album qui n’en finit pas de révéler ses richesses au fil des écoutes.  

Avec une voix haut perchée qui semble née pour atteindre des atmosphères raréfiées, Olivia, telle une funambule, parvient à maintenir un équilibre précaire sur des mélodies qui semblent sortir d’une boîte à musique. Il y a du Dionysos dans cet univers musical, avec un minimalisme (parfois teinté de maniérisme, mais qu’importe) qui rappelle PJ Harvey ou les Young Marble Giants.

Un vrai disque de mois de janvier, qui tombe à point nommé en ces temps troublés et qui nous tiendra compagnie tout au long de l’année.

date de parution : 2008

     une chronique de Tagubu publiée le 26 janvier 2008     

Sound Massages

Certains pour se relaxer se prennent une petite bière. D’autres se tapent 10 épisodes de leur série américaine préférée. D’autres encore se font tripoter les doigts de pieds allongés sur un tatami en écoutant de la musique en vente chez Nature et Découvertes.

Eh bien voici une nouvelle méthode que Marmuz a expérimentée pour vous. Extraordinaire, révolutionnaire, garantie sans microbe ni OGM, free of tout. Il s’agit des MASSAGES SONORES: http://soundmassage.free.fr

 Un (ou une) « massage-sonore-thérapiste » (devant le progrès, la langue a du mal à suivre) se tient devant ou derrière vous (à votre convenance) et vous fait des trucs sonores pas possibles : des scrounchs, des ffffffffffffffff, des shshshshshshs, des crcriecirciric, et plus si affinités, tout ça avec des ustensiles de tous les jours.

 
Finis les mp3 destructeurs, les sex-toys irritants (on t’avait pas dans les oreilles) : soignez vos tympans, ça peut toujours servir.

 Let’s try

Interactive Sonic Systems Team
(Université Pompeu Fabra (Barcelone))
date de parution : 2005-2008

     une chronique de Poss publiée le 21 aoĂ»t 2007     

// Info mai 2009: Un exemplaire de la Reactable sera en dĂ©monstration durant le Festival Art Rock de Saint-Brieuc du 26  au 31 mai (MusĂ©e de Saint-Brieuc). Le public sera invitĂ© Ă  prendre en main la bĂȘte pour en tirer des sons. //

Une active Ă©quipe de chercheurs espagnols de l’UniversitĂ© Pompeu Fabra a créé un systĂšme de manipulation du son plutĂŽt original et surtout open source. On voit en effet fleurir depuis plusieurs mois un grand nombre d’Ă©crans tactiles, ou s’y apparentant, destinĂ©s Ă  modifier notre façon d’apprĂ©hender le monde informatique. D’aspects trĂšs souvent ludiques, dotĂ©es d’une ergonomie oĂč la main en tant qu’outil prend toute sa dimension humaine, ces interfaces sont souvent spectaculaires au point qu’il est Ă©vident de faire le rapprochement avec les Ă©crans manipulables imaginĂ©s par les rĂ©alisateurs du film Minority Report (cf. par exemple Tangibletable / Surface / DataTiles). Sauf que lĂ  c’est du concret et c’est maintenant !

Voici Ă  quoi ressemble l’installation des espagnols.



Le premier prototype a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© lors de l’AES 2005 Ă  Barcelone.

Le principe est plutĂŽt simple. Une camĂ©ra vidĂ©o placĂ©e sous la surface vitrĂ©e servant de support (et d’Ă©cran) est interfacĂ©e avec un logiciel de reconnaissance de formes et de mouvements : ReacTIVision. Ce dernier analyse alors ce qui se passe sur la vitre – chaque objet  ayant une forme et un identifiant unique (dĂ©nommĂ© fiducial en anglais, Ă  mon avis impromprement traduit fiduciaire par beaucoup en français, le terme exact semblant plutĂŽt ĂȘtre fiduciel) – et envoie les infos, d’une part Ă  un logiciel de synthĂšse sonore qui rĂ©cupĂšre les paramĂštres et les transforme de façon Ă  gĂ©nĂ©rer du son et d’autre part Ă  une application (un synthĂ©tiseur visuel en quelque sorte) gĂ©rant un videoprojecteur pour diffuser une interface visuelle sur l’Ă©cran-vitre.

Le module ReacTIVision est donc disponible sur le site de l’Ă©quipe, et tout un chacun peut se lancer dans la crĂ©ation de sa propre table en utilisant selon ses goĂ»ts PureData, Processing, Reaktor (avec une adaptation en Midi visiblement), AudioMulch (le crĂ©ateur de ce logiciel faisant partie de l’Ă©quipe de recherche)…

* Expérience *

J’ai commencĂ© Ă  voir dans quelle mesure cela est accessible au commun des mortels n’ayant quasiment pas de connaissance dans le domaine.
Je livrerai ici les résultats des expériences au fur et à mesure de leurs avancées (si avancées il y a).
Sans forcĂ©ment recrĂ©er une table aussi parfaite que celle de Barcelone, le but est d’essayer de crĂ©er un petit instrument de synthĂšse sonore (sans le feedback du videoprojecteur) transportable et montrable Ă  peu de frais (logiciels de gestion du son gratuit tant qu’Ă  faire)

* 13 août *
récupération de ReacTIVision, de PureData, lecture du blog de Jean-Yves Gratius détaillant sa Reactable maison (cheap mais fonctionnelle)

* 14 août *
premiers tests avec une Quickcam en Usb dont la rĂ©solution est normalement insuffisante pour des rĂ©sultats probants, mais c’est pour un test. On verra plus tard s’il est intĂ©ressant d’investir dans du matĂ©riel plus Ă©voluĂ©.
Installation de PureData sur mon PC (PIV 2,4Ghz, Ram 1Go, XP Professionnel) : j’avais dĂ©jĂ  effleurĂ© ce logiciel il y a un ou deux ans, je me souviens maintenant pourquoi je n’Ă©tais pas allĂ© plus loin ! Y a du taf !
La communication entre la Quickcam et ReacTIVision ne semble pas ĂȘtre opĂ©rant. Diable !

* 16 août *
La Quickcam est finalement reconnue par Reactivision sous PureData. Je teste avec un des fiduciaires : mouvements et identification fonctionnent.
On approche !
J’ai installĂ© les abstraction PureData de J-Y. Gratius, mais je reste dĂ©sespĂ©rĂ©ment perdu face Ă  ça… Il se passe des choses, mais je ne sais pas trop quoi et je n’arrive pas Ă  sortir un seul son du gĂ©nĂ©rateur sonore fourni dans l’archive. Tout cela me semble trĂšs gourmand en ressources systĂšmes et le PC n’est jamais trĂšs loin du plantage gĂ©nĂ©ral…
Tentatives pour trouver des solutions sur le net ou d’autres applications communiquant aussi avec ReacTIVision. Apparemment il est aussi possible de l’interfacer avec Reaktor ou Live, mais cela sort du cadre open-source et gratuit que je m’Ă©tais fixĂ© au dĂ©part…

Toutefois et en attendant la suite, une dĂ©mo sympathique par l’Institut Fatima avec Live (collectif hispanico-germanique) :


* 24 août *
J’ai lĂąchĂ© le monde du gratuit et l’univers de l’OSC (Open Sound Control) pour celui du payant (en version dĂ©mo) et du Midi.
Je me suis finalement rabattu sur Live et la sortie MIDI de ReacTiVision grĂące aux blogs de Èffe et de Roo Reynolds qui ont travaillĂ© aussi sur leurs propres tables maison. AprĂšs avoir installĂ© le merveilleux logiciel MidiYoke qui permet de router le flux Midi en interne sans interface physique, j’ai pu – au bout de 24h – trouver la bonne config stable et efficace entre la webcam et LiveTM.
DĂšs que les rĂ©sultats auront un peu plus d’allure je posterai une petite vidĂ©o de dĂ©monstration. Mais en attendant, quelques images d’un exemplaire de la ReacTable espagnole Ă  l’oeuvre lors d’un live de Björk dans l’Ă©mission Later de
Jools Holland.


* 4 septembre *
AprĂšs divers essais et le dĂ©but de fabrication de la ReacTable maison je vous livre ici une toute premiĂšre video qui montre que ça peut marcher: dĂ©clenchement et arrĂȘt de la lecture des samples dans Live, gestion des paramĂštres de divers effets (dĂ©lai, filtre). C’est encore un peu bricolo. La camĂ©ra et le PC sont au max de leurs capacitĂ©s parce que je pense que la chaĂźne Webcam USB –> Reactivision –> Live est au max de ses capacitĂ©s en l’Ă©tat actuel des choses. Il faut aussi pas mal gĂ©rer divers problĂšmes de luminositĂ©: lumiĂšre incidente qui fausse l’analyse, reflets (du coup j’utilise un verre organique anti-reflet comme ceux que l’on trouve pour l’encadrement de tableaux)… mais bon c’est assez satisfaisant de faire de la musique juste en dĂ©plaçant des petits bouts de machin (doublĂ©s polystyrĂšne : grand luxe !) sur une surface vitrĂ©e.


* 23 mai 2008 *
J’ai fait la dĂ©couverte de 2 choses ce mois-ci:

Tout d’abord le logiciel Bidule de chez Plogue qui est un synthĂ© modulaire d’une utilisation hyper simple et qui se marie Ă  merveille avec ma Reactable. L’interface se fait toujours via le Midi mais il semblerait que Bidule soit capable de converser via OSC. Il ne me reste plus qu’Ă  moi-mĂȘme apprendre Ă  causer OSC… mince tĂąche….

Ensuite, je remercie Rutrus pour m’avoir fait dĂ©couvrir Psychosynth, nouveau synthĂ© modulaire aussi mais dont l’interface est inspirĂ© de la Reactable et qui devrait normalement pouvoir s’interfacer avec elle. Pour le moment le logiciel n’est disponible que pour Linux, mais des versions pour Windows et Mac OSX devraient bientĂŽt voir le jour. Je vous laisse en compagnie de la vidĂ©o de dĂ©monstration, plutĂŽt sympathique !