L. Carmona, C. Gautier, D. Lomba, J.-F. Troadec, S. Possamai
(Muriel Bordier / Centre Culturel Colombier)
date de parution : 15 au 24 septembre 2007

     une chronique de Poss publiée le 16 septembre 2007     

Dans le cadre d’un atelier où Muriel Bordier, qu’on ne présente plus, tente de nous inculquer les bases, les principes de la photographie contemporaine, j’ai eu l’occasion de participer à une exposition collective avec quatre autres de mes camarades artistes.

C’est donc un grand plaisir que j’ai ici à vous montrer une partie de leurs oeuvres respectives. En espérant que cela vous incitera à faire le déplacement pour les admirer in situ.

(Cliquez sur les images pour obtenir des vues agrandies)


Lydia Carmona :
"Le Voyage de Colette"
Petites aventures de ce personnage que Lydia fait voyager dans le temps et les décennies. Ici, les années 60 où des objets de l’époque sont prétextes à des mises en scène transportant la petite demoiselle de gare en moulin à vent au travers de l’Europe.

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Caroline Gautier : "Ces Familiers Étrangers"
Vues quasi aériennes de l’entourage de Caroline qui, au travers de ces images, semble montrer que l’on a toujours moyen de découvrir des aspects cachés, inconnus de ceux que l’on semble pourtant si bien connaître.

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Didier Lomba : "Paysages Urbains"
Plus qu’à une simple évocation et représentation de ce que peut être un paysage urbain, Didier nous invite à suivre un personnage dans une déambulation nocturne au travers de la ville. On peut y voir aussi bien l’histoire anecdotique de chacun d’entre nous à ces moments de la journée entre chien et loup, mais on peut aussi, grâce à l’aspect très cinématique de ces images, se représenter un film à mi-chemin de la nouvelle vague et du polar.

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Jean-François Troadec :
"Mémoires"
Par l’usage de photographies prises au moyen format et leur présentation sur des caissons lumineux en bois, Jean-François nous invite à entrer dans un univers quelque peu hors de notre monde contemporain, où sa propre mise en scène fantomatique – spectrale -  invite à s’interroger sur nos vies, notre place en ce monde et notre propre mort. Tout en finesse et sensibilité.

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Stéphane Possamai : "Tous en rang !"
Sur une analyse du travail de Andreas Gursky et Simone Nieweg, les photographies choisies mettent en valeur l’idée que l’homme, au travers de son milieu urbain, a trouvé une voie d’expression lui permettant de cadrer et diriger le monde selon sa propre imagination. Les jardins botaniques, parcs urbains sont alors un miroir parfait de la mise en oeuvre de cette réflexion. Le but étant d’amener le lecteur à s’interroger sur la place – ou l’existence – des espaces de spontanéité et de liberté dans nos villes.

Edwin van der Heide
site web : http://evdh.net

     une chronique de clochette publiée le 29 aoĂ»t 2007     

Erwin Van Der Heide (ouf !!!) est un artiste hollandais dont le travail associe à la fois la lumière et le son. Sa création LSP à l’Alvéole 14 (sorte de bunker géant de l’ancienne base de sous-marins de Saint-Nazaire) a été mise en place pour le festival Estuaires 2007. LSP, est une création qui permet de visualiser et de s’immerger dans le son.


Avant de pénétrer dans l’alvéole on vous demande de mettre des surchaussures. Surchaussures qui sont déjà très humides… Ce qui est un peu déconcertant…. On comprendra vite pourquoi !

Quatre lasers sont répartis aux deux extrémités d’une immense salle obscure, et ces lasers vont émettre des rayons qui illustrent les sons qui sont diffusés dans la salle. Des humidificateurs d’air sont disposés au plafond et balancent régulièrement de la vapeur d’eau (d’où humidité, d’où surchaussures…). La rencontre entre les faisceaux lasers et la vapeur d’eau émise, permet de matérialiser la lumière qui devient comme le son : omniprésente. Le spectateur peut continuellement changer de point de vue, se balader littéralement au milieu des sons en route vers une autre dimension.


Clochette

Agence de paysage LanD / Association ARSEMIO
écouter/voir : -1-

     une chronique de Poss publiée le 23 mai 2007     

Depuis 1992, la ville de Chaumont-sur-Loire s’est dotée d’un festival hors du commun en proposant des spectacles pour le moins floraux et végétaux. Cette manifestation est ouverte aux paysagistes de tout poil n’ayant pas peur de prendre des risques et de se frotter à des cahiers des charges plutôt précis et rigoureux, tout en alliant créativité, imagination et invention.

C’est ainsi que l’équipe de l’agence LanD et de l’association Arsemio, qui compte parmi ses membres une des mes connaissances proches (c’est pour ça que je vous en parle, tè !) a présenté – au milieu de 25 autres équipes – une création sur le thème 2007 : "Mobiles! Des jardins pour un monde en mouvement".
Ce jardin mélange mouvements visuels et déambulatoires par son agencement obliquement concentrico-spiralaire, son chemin aux textures changeantes, ses constructions d’éoliennes, ses balanciers mus par les va-et-vient hydrauliques d’une fontaine. Le tout sur un fond sonore de jardin zen. Les plantes qui sont le coeur de l’installation et vont pousser à mesure du temps ajouteront encore à l’ensemble par leur textures, leurs couleurs, leurs différentes hauteurs savamment calculées, leur senteurs variées.
Mais ce jardin n’est pas que ça, puisque selon leurs créateurs il agit aussi en tant que réflexion sur notre monde actuel et les enjeux du développement durables : énergies renouvelables, place du végétal et donc de la nature au coeur de nos vies… Tout en restant dans un espace de repos, d’ouverture aux sensations (sons, odeurs, vision) et au plaisir.

Le petit film à visionner en cliquant ici (format mp4) vous donnera un léger aperçu de la fontaine, ses balanciers et leur sonorité. Il ne faisait pas beau ce jour là et le jardin était à peine fini, les plantes n’ont donc pas eu le temps de s’exprimer pleinement. Une bonne excuse pour que cela vous donne envie d’aller y faire un tour et apprécier le spectacle de ces 26 jardins sous un beau soleil printanier !

(Infos pratiques : Festival international des jardins à Chaumont-sur-Loire à 17km de Blois / ouvert de 9h30 à la tombée de la nuit / Plein tarif 9 euros / Tarif Réduit 6 euros / Accessible aux handicapés et personnes à mobilité réduite)